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Rentrée: les purificateurs d'air et capteurs de CO2 sont-ils vraiment utiles?

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CA VOUS CONCERNE - Ca y est, c’est la rentrée ! Vos enfants vont peut être découvrir de nouveaux équipements dans leurs écoles : des purificateurs d’air et des capteurs de CO2...

Les purificateurs d’air ce sont des machines assez grosses qui aspirent l’air, le filtre et le renvoie tout propre, notamment sans virus. Les capteurs de CO2 se sont des petits boitiers qui mesurent le taux de dioxyde de carbone dans l’air, c’est ce qui est rejeté par la respiration.

Donc plus le taux est élevé, plus il y a d’aérosol présent et donc potentiellement de virus. C’est un peu comme un thermomètre. Ca vous dit à quel moment il faut ouvrir les fenêtres et combien de temps pour avoir un air pur. L’Education nationale encourage les collectivités locales à s’équiper de ces boitiers, il promet un soutien financier mais qui tarde à venir.

C’est vraiment utile?

Pour le capteur de CO2 l’intérêt peut paraître limité, sauf que même si on a l’impression d’aérer souvent, c’est rarement suffisant. Les capteurs permettent de le faire au bon moment et ça a un côté rassurant pour les familles.

Pour les purificateurs d’air, sur le papier c’est très bien, surtout dans les salles qui sont difficiles à aérer. Dans les faits une étude de l’UFC que Choisir montre que les promesses des fabricants ne sont pas toujours tenues.

Quand ils annoncent jusqu’à 106m2 de surfaces traitées, en réalité on dépasse rarement les 20m2, donc insuffisant pour toute une classe. Sans parler du bruit, parfois important. C’est pas gênant dans une cantine, mais ça peut le devenir dans une salle de classe ou un dortoir pour les petits.

Et ça coûte cher !

Un capteur de CO2 c’est entre 70 et 400€, un purificateur d’air c'est minimum 1.000€. Et ensuite ce sont des machines qu’il faut entretenir régulièrement, il faut savoir les régler, changer les filtres. Pas évident dans les écoles ! Sans compter qu’avec la crise des composants électroniques et la très forte demande, il faut aujourd’hui des mois d’attente avant de pouvoir s’équiper, les fabricants n’arrivent pas à suivre.

Au final, ça ne peut pas faire de mal d’installer ses appareils dans les écoles, mais ce n’est pas non plus LA solution miracle pour éradiquer l’épidémie. Ca ne peut se faire qu’en complément d’autres mesures.

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Géraldine de Mori (avec J.A.)