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Un centre de vaccination vandalisé et 500 doses détruites près de Toulouse

Interdiction d’accès à certains lieux, interdiction d’exercer sa profession, 61% des Français sont favorables à des restrictions pour les non vaccinés. Et vous, qu’en pensez-vous?

Interdiction d’accès à certains lieux, interdiction d’exercer sa profession, 61% des Français sont favorables à des restrictions pour les non vaccinés. Et vous, qu’en pensez-vous? - Splash

Aucune inscription ou revendication n'a été observée sur place mais 500 doses ont été détruites.

Un centre de vaccination contre le Covid-19 près de Toulouse a été vandalisé dans la nuit et 500 doses ont été détruites, a-t-on appris mardi de sources concordantes. Aucune inscription ou revendication n'a été observée sur place, a indiqué à l'AFP la maire de Saint-Orens-de-Gameville, Dominique Faure.

"Il s'agit de vandalisme classique: des tables et des chaises ont été cassées ainsi que deux écrans d'ordinateurs", a-t-elle précisé, ajoutant que le système d'alarme dont est dotée la salle associative transformée en centre de vaccination n'avait pas fonctionné. Cinq cent doses de vaccin ont également été détruites sur place, selon une source proche de l'enquête.

D'autres actes de vandalismes début août dans la ville

Une plainte a été déposée par la mairie de la commune et l'enquête est confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Toulouse et à la brigade des recherches de Villefranche-de-Lauragais, a indiqué à l'AFP le parquet de Toulouse. Le centre de vaccination devrait reprendre ses activités "avant la fin de la semaine", espère Mme Faure.

Ces actes de vandalisme interviennent dans un contexte de forte mobilisation contre la "dictature sanitaire" mise en place par le gouvernement, selon les opposants aux pass sanitaire et à la vaccination obligatoire des soignants. Plusieurs dizaines de milliers de personnes manifestent tous les samedis depuis cinq semaines.

Début août, les locaux de l'Ordre des infirmiers à Toulouse avaient été vandalisés, avec notamment des tags anti-pass sanitaire. En juillet, un incendie volontaire a détruit un chapiteau accueillant un centre de vaccination à Urrugne (Pyrénées-Atlantiques) et un autre avait été vandalisé à Lans-en-Vercors (Isère), avec des inscriptions anti-vaccins taguées sur le bâtiment.

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La rédaction avec AFP