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"Un grand sentiment d'injustice": à Toulouse aussi, les gérants de bar sont dépités

Rideau. Depuis lundi, les bars des 11 agglomérations en "alerte renforcée" sont contraintes de fermer dès 22 heures. La situation est mal vécue par les gérants

Depuis lundi soir, les bars et restaurants de Paris, Lille, Toulouse, Saint-Etienne, Rennes, Rouen, Grenoble, Montpellier, Bordeaux, Lyon et Nice doivent fermer de 22h à 6h. Les 11 agglomérations en "alerte renforcée" sont concernées.

A Toulouse, les gérants et clients sont déçus mais s'adaptent. Léna et ses amis se sont retrouvés lundi soir sur une terrasse de bar, une soirée écourtée, en raison des nouvelles mesures.

"Là on boit un verre tous ensemble, entre amis et ensuite, on aimerait bien poursuivre la soirée quand même. Et ça me parait compliqué, on essaie de trouver des alternatives, pourquoi pas dans un appartement. On est quand même précautionneux, on s’est tous fait testés, on est tous négatifs au Covid, et on a envie de poursuivre la soirée au-delà du Covid".

A Toulouse, près de 300 bars ont fermé leurs portes hier soir à 22 heures, "avec un sentiment d’amertume" comme le rappelle Ivo Danaf, le président des cafetiers, restaurateurs et hôteliers du département.

"Les cafetiers ont joué le jeu à Toulouse, les bars ont fermé à 22h comme ils ont respecté la distanciation sociale, tout le protocole sanitaire imposé par le gouvernement dès le déconfinement et l’autorisation d’ouverture des restaurants et des bars, malgré tout il y a un grand sentiment d’injustice".

Ici, certains cafetiers qui font de la vente à emporter ont pu rester ouverts deux heures de plus. 

Jean-Wilfrid Forquès (avec J.A.)