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"Une augmentation de 50 à 60%": avec le nouveau protocole Covid, les pharmacies débordées par les tests d'enfants

Le but, limiter le nombre de classes fermées, notamment celles en maternelle et à l'école élémentaire.

Depuis lundi, plus besoin de fermer une classe en maternelle et en primaire pour un seul cas de Covid. Désormais, tous les élèves et enseignants qui ont côtoyé l’élève positif devront être testés. Et tous ceux qui sont négatifs pourront revenir en cours dès le lendemain. En primaire, il s'agira d'un test PCR ou antigénique, et en maternelle d'un test salivaire.

Tout juste sortis de la pharmacie, c'est le soulagement pour Paul et sa fille Aude, élève en CM1. “Aude est négative donc elle peut retourner à l’école demain”, indique-t-il.

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Contacté par l'école dans la journée, le père de famille a appris qu'un cas positif avait été détecté dans la classe de sa fille. De quoi bousculer sa journée.

“À 14 h 15, on a eu un coup de fil pour nous dire qu’il fallait faire un test aujourd’hui. Donc oui, c’est un peu contraignant. Si ça devait arriver de manière récurrente, il faudrait penser à mieux s’organiser, à prévenir”, confie-t-il.

Mais pour Paul, mieux vaut ça qu'une fermeture de classe pendant une semaine. “Pour nous c’est une bonne chose parce qu’être à la maison confiné en télétravail avec les enfants, moi j’en ai trois, je dois avouer que ce n’est pas évident”, appuie-t-il.

Une demande bien plus forte dans les pharmacies

Un avis partagé par Blandine, la maman d'Antonin, élève en CM2. “Pour moi, c’est bien même si ça contraint les enfants à se faire tester régulièrement. Mais je peux comprendre que certains parents puissent être embêtés de faire tester leurs enfants, tous les deux trois jours”, explique-t-elle.

Certains parents, mais aussi certains enfants. Son fils lui-même, Antonin, a les tests en horreur. Lui propose une autre solution. Du côté des pharmacies, les nouvelles mesures ont un impact immédiat. Dans l'officine de Patrick Sitbon, les demandes de tests ont explosé depuis lundi.

“Il y a une augmentation de 50 à 60% des demandes. Par exemple aujourd’hui je suis obligé de refaire une commande là où dans un autre cas, j’aurais attendu 15 à 20 jours avant de la faire. Est-ce que les stocks vont suivre, à l’heure actuelle, on n’en sait rien. Ce que je peux vous dire, c’est qu’on sent d’ores et déjà une tension dans les réapprovisionnements”, assure-t-il.

Le ministère de l'Éducation nationale invite les élèves cas contacts à réaliser un nouveau dépistage au bout de 7 jours.

Lucile Pascanet et Aymeric Dantreuille avec Guillaume Descours