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Vacances: comment les grands-parents préparent l'arrivée des petits-enfants en contexte de crise

À l’approche des vacances de la Toussaint, certains préfèrent renoncer à voir leurs petits-enfants et d’autres s’adaptent au contexte sanitaire.

Les vacances de la Toussaint débutent ce vendredi. Pour beaucoup de grands-parents, ce sera l’occasion d’accueillir chez eux leurs petits-enfants parfois éloignés et de passer des moments privilégies avec eux. 

Mais en cette période de Covid-19, ce n’est pas si simple : le risque est que les enfants contaminent les personnes âgées, plus à même de développer des formes graves de la maladie.

Pourtant le gouvernement ne l'interdit pas, mais invite à faire attention. La semaine dernière sur BFMTV Olivier Véran reconnaissait que "priver les grands-parents de leurs petits enfants, c'est lourd de sens."

"Comme je suis une grand-mère, eh bien je fais attention"

Alors forcément les principaux concernés s’interrogent sur les risques, les mesures à mettre en place ou tentent de convaincre les parents de leur laisser les enfants tout de même.

Les 3 petits-enfants d’Antonia vivent à Lille, ville classée en alerte maximale alors pour éviter les risques, quelques mesures s’imposent avant leur arrivée à Nice.

"Ils ne vont pas venir tout de suite mais quelques jours après le début des vacances. On a une maison avec jardin donc on espère qu'ils vont être une grande partie de la journée dehors."

"On ne peut pas faire autrement que s'éloigner, c'est dommage"

Marie-Jeanne, Niçoise, préfère elle espacer les rendez-vous avec son petit-fils de 16 ans, et le voir à l’extérieur.

"Il côtoie beaucoup plus de monde. Comme je suis une grand-mère, eh bien je fais attention."

Pour France, 84 ans, c’est définitif: pas de vacances avec ses petits et arrières petits-enfants.

"Les parents ont décidé de ne pas envoyer les enfants parce qu'ils ne veulent pas me contaminer. J'ai deux pièces donc quand ils viennent on est serrés. Donc on ne peut pas faire autrement que s'éloigner, c'est dommage."

"Ca me ferait de la peine de ne pas les voir"

Jocelyne tente de convaincre les parents de lui confier les petits-enfants mais ce n’est pas gagné.

"Ca m'ennuierait beaucoup, ça me ferait de la peine de ne pas les voir. On est très privés des petits-enfants, on a envie de les câliner, de les embrasser."

Les grands-parents veulent tout de même garder le lien avec les enfants au moins par téléphone.

Kelly Vargin (avec J.A)