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Vaccination des 12-18 ans: "Ma fille de 17 ans est impatiente et je n'ai aucune réticence" confie Barbara Pompili sur RMC

La ministre de la Transition écologique répondait aux questions de Jean-Jacques Bourdin sur RMC.

C'est souvent un message entendu parmi les plus réticents: que les ministres et leurs enfants se fassent vacciner et on verra. Invitée de Jean-Jacques Bourdin ce jeudi, sur RMC, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili leur a, en quelque sorte, répondu à distance. 

À partir du 15 juin, il sera possible pour les ados âgés de 12 à 18 ans de se faire vacciner, avec autorisation des parents, dans les vaccinodromes et avec le sérum des laboratoires Pfizer, a ainsi annoncé mercredi Emmanuel Macron.

Interrogée sur cette question, Barbara Pompili répond sans sourciller: 

"Cela va permettre de beaucoup avancer dans la couverture de vaccination. J'ai une fille de 17 ans, elle trépignait de ne pas pouvoir se faire vacciner. Et hier, lorsqu'elle a entendu les nouvelles, elle a tout de suite dit 'Moi, dès le 15, j'y vais'. Je n'ai aucune réticence ni inquiétude pour la vaccination. Je vais d'ailleurs me faire vacciner moi aussi la semaine prochaine. Il faut inciter tout le monde à sa faire vacciner". 
Se réjouissant que "La vaccination avance bien", Barbara Pompili a, cette fois, botté en touche sur la question de la vaccination obligatoire. "On verra comment les choses évoluent. Mais pour l'instant, ça avance bien. Dans la mesure où mes enfants, et moi-même enfant, avons eu des vaccins obligatoires, je ne suis opposée à rien par principe. J'incite plutôt tout le monde à y aller parce qu'on a tous envie de revivre un peu" a-t-elle conclu face à Jean-Jacques Bourdin.

Pourtant peu d'adolescents sont malades du Covid-19, alors pourquoi vacciner les plus jeunes? 

En fait, en ouvrant la vaccination aux adolescents, le gouvernement espère avant tout arriver à cette fameuse immunité collective qui nous permettrait de reprendre une vie normale. On pourrait l'atteindre en France, s'accordent à dire les épidémiologistes, si au moins 90% des adultes étaient vaccinés. Ou 80% de l'ensemble de la population.

"​C'est un virus particulier, unique, avec un effet âge qui fait que les ados ne craignent pas grand-chose. On n'a eu que 500 cas grave chez eux. On a besoin de vacciner les adolescents pour atteindre l'immunité collective qui est fondamentale. Sans eux, nous n'y arriverons pas et l'épidémie pourrait reprendre", assure ce jeudi sur RMC le Professeur Gilbert Deray, chef du service de néphrologie à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

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Xavier Allain