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TotalEnergies: actions de militants XR au dépôt de Mardyck et à Lille

TotalEnergies: actions de militants XR au dépôt de Mardyck et à Lille

TotalEnergies: actions de militants XR au dépôt de Mardyck et à Lille - FRANCOIS LO PRESTI / AFP

Des militants du groupe Extinction Rébellion ont mené une action devant un dépôt TotalEnergies à Mardyck près de Dunkerque. Une autre manifestation a ensuite eu lieu dans le centre de Lille.

Une quarantaine de militants d'Extinction Rébellion (XR) ont bloqué vendredi matin l'entrée du dépôt TotalEnergies de Mardyck, près de Dunkerque, avant que d'autres manifestent à Lille pour dénoncer "les crimes" des industries fossiles, à une semaine de la COP27.

Devant l'entrée principale du dépôt de Flandres, les militants, revêtus de combinaisons blanches, se sont assis enchaînés, surmontés d'une banderole proclamant "Total a touché le fond et continue de creuser". Total "ment et tue", accusait une autre banderole au sol.

Certains des activistes ont badigeonné à la mélasse le mur d'enceinte, frappé du sigle de l'entreprise. Des forces de police s'étaient déployées pour protéger l'entrée du site, qui compte plusieurs autres accès par lesquels transitent les camions de carburant. Les militants ont levé leur barrage au bout d'environ deux heures.

"TotalEnergies respecte pleinement le droit de manifester et la liberté d'expression mais déplore toute forme de violence qu'elle soit verbale, physique ou matérielle", a réagi la direction du groupe.

Une autre action dans le centre-ville de Lille

L'action contre ce dépôt, qui alimente près de la moitié des Hauts-de-France, visait, une semaine avant la COP27, à dénoncer "une entreprise criminelle", qui "menace notre futur", a affirmé un des militants, Sébastien, qui n'a pas voulu donner son nom. "Ce qu'elle a prévu, malgré tout ce qu'elle raconte sur les énergies renouvelables, c'est de rester sur le pétrole, sur les énergies fossiles, sur le gaz", a-t-il accusé.

Une trentaine de militants XR ont ensuite mené une action de "désobéissance civile" dans le centre-ville de Lille. Accrochés les uns aux autres, les bras parfois enchaînés dans des tubes de PVC, ils ont brièvement bloqué la chaussée devant le siège de la banque Crédit du Nord, avant d'être portés sur le trottoir par des policiers.

"Les banques financent les énergies fossiles. Le Crédit du Nord finance des projets qui sont des bombes climatiques. On demande aux entreprises d'arrêter ça, au gouvernement d'empêcher ce type de projets, et aux banques d'être responsables et de ne plus financer des projets climaticides", a lancé Pablo Flye, militant XR de 18 ans et porte-parole de "Fridays for future France".

"Si on se mobilise pas, le risque c'est tout simplement qu'on meure, de la montée des eaux, de la pollution de l'air. On va vers un monde de pauvreté, de chaos, de misère", a-t-il déploré.

La rédaction avec AFP