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TotalEnergies: la grève se poursuit dans la plupart des raffineries en France

Les grévistes de la plupart des raffineries françaises de TotalEnergies ont décidé de poursuivre leur mouvement de grève, ce vendredi. Depuis quatre jours, ils luttent pour des augmentations de salaire et pour le "dégel des embauches" en France.

C'est acté, les grévistes de la plupart des raffineries françaises de TotalEnergies poursuivent leur mouvement de grève, ce vendredi, alors qu'il devait se terminer jeudi soir.

Les grévistes luttent depuis quatre jours pour des augmentations de salaire, compte tenu de l'inflation, mais aussi pour le "dégel des embauches" en France et "un plan massif d'investissements" dans l'Hexagone.

À la bio-raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône), comme dans les raffineries de Normandie, près du Havre, dont la mise à l'arrêt a débuté pour des raisons de sécurité, ou de Feyzin, dans l'agglomération lyonnaise, par exemple, le mouvement a été reconduit.

Une réunion prévue mi-novembre avec la direction

À la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique) ainsi qu'au dépôt de carburant de Grandpuits (Seine-et-Marne), le mouvement est suspendu "jusqu'au début de la semaine prochaine", a déclaré à l'AFP Éric Sellini, coordinateur CGT pour le groupe.

De son côté, la direction renvoie à une réunion de négociation prévue à la mi-novembre, pour les salaires. Une réponse insatisfaisante pour la CGT. "C'est pour parler de 2023. Nous, ce qu'on voudrait, c'est avant ça, régler la problématique de 2022 et le rattrapage de l'inflation", ajoute Éric Sellini.

Grève aussi chez Esso-ExxonMobil

En cas d'arrêt effectif de la raffinerie de Normandie, il n'y aurait plus que deux raffineries en activité sur les huit sites que compte la France, six raffineries et deux bio-raffineries. Les autres sont soit également touchées par des grèves ou arrêtées pour des travaux ou des opérations de maintenance, selon la CGT.

Une grève, reconduite jeudi soir, touche en effet les deux raffineries françaises du groupe Esso-ExxonMobil dans les départements de Seine-Maritime et des Bouches-du-Rhône, en mouvement également pour une revalorisation des salaires depuis une dizaine de jours et à l'arrêt, selon la CGT du groupe.

AB avec AFP