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Bruno Le Maire attendu à Belfort auprès des salariés de General Electric: "Ça fait longtemps qu'on n'attend plus rien du gouvernement"

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Bruno Le Maire doit se rendre à Belfort ce lundi auprès des salariés de General Electric menacés de licenciement. Mais les syndicats n'attendent plus rien du gouvernement.

Bruno Le Maire le ministre de l'Economie et des finances, est attendu sur le site de General Electric de Belfort ce lundi, une semaine après l'annonce de la direction de sa volonté de supprimer 1000 postes en France dont une grande partie dans l'est du pays. Si le patron du groupe américain a annoncé dimanche que le site "ne fermera pas", les salariés restent inquiets.

À Belfort, les employés du site assurent ne rien attendre de la venue du ministre: "Pourquoi il vient ? je ne vois pas. S’il veut nous apporter quelque chose de nouveau il est le bienvenu mais si c’est juste pour nous rassurer…", cela ne sert à rien, estime Abdelaziz Jebbart, syndicaliste CGT du site.

"Urgence sociale"

"Ça fait longtemps qu’on n’attend plus rien du gouvernement. Je pense que le rapport de force va compter cette fois-ci. La claque on l’a eu mais je crois qu’on s’est ressaisi et qu’on va retravailler en intersyndicale et avec des salariés pour essayer de trouver des actions, parce qu’on est persuadé qu’il y a de l’avenir pour les turbines à gaz", assure-t-il.

Pour Abdelaziz Jebbart, il y a une véritable "urgence sociale". Il assure que les salariés sont prêts "à se battre pour faire continuer l'activité".

Hugh Bailey, le patron General Electric, a reconnu que le groupe n'avait pas tenu sa promesse de créer 1000 emplois en France, faite lors du rachat de la division énergie d'Alstom en 2015.

Rémy Ink (avec G.D.)