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Bruno Le Maire: "Il faut être lucide, Renault peut disparaître"

Le ministre de l'Economie  a prévenu qu'il fallait s'attendre à ce que la crise sanitaire liée au coronavirus entraîne "des faillites" et "des licenciements.

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a prévenu vendredi qu'il fallait s'attendre à ce que la crise sanitaire liée au coronavirus entraîne "des faillites" et "des licenciements" en France "dans les mois qui viennent". "Il y aura des faillites et il y aura des licenciements dans les mois qui viennent", a averti Bruno Le Maire sur Europe 1, alors que le gouvernement compte réduire progressivement à partir de juin le dispositif de soutien au chômage partiel qui avait permis d'éviter jusqu'à présent des vagues de licenciements. 

En ligne de mire: Renault. Le site industriel de Renault à "Flins ne doit pas fermer", a-t-il déclaré, alors que le groupe automobile doit présenter un plan d'économies de deux milliards d'euros. "Il faut être lucide, Renault peut disparaître! Mais les salariés ne doivent pas être la variable d'ajustement de Renault: il faut laisser aussi à Renault la possibilité d'ajuster son outil de production, d'être plus compétitif, parce que sinon Renault sera menacé", dit le patron de Bercy.

Selon Bruno Le Maire, l'objectif doit être de localiser en France des productions compétitives centrées sur le véhicule électrique. Bruno Le Maire a également précisé qu'il signerait le prêt garanti par l'Etat de cinq milliards d'euros demandé par Renault lorsque la stratégie du groupe serait connue. Chose qui doit être détaillée la semaine prochaine un plan d'économies de deux milliards d'euros sur trois ans.

"Nous attendons maintenant les propositions globales du président Jean-Dominique Senard sur son plan pour l'alliance (Renault-Nissan) et son plan pour Renault", a ajouté le ministre.

La rédaction de RMC (avec AFP)