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Carburant: les chauffeurs de taxis veulent des "stations dédiées" pour s'approvisionner

Des dizaines de taxis protestent à Nantes le 30 mars 2022 contre la flambée des prix du carburant

Des dizaines de taxis protestent à Nantes le 30 mars 2022 contre la flambée des prix du carburant - Loic VENANCE © 2019 AFP

Johannes Ussel, secrétaire de la Fédération nationale du taxi, explique sur RMC ce que sa profession réclame pour continuer à pouvoir travailler dans le contexte tendu de pénuries de carburant.

La tension sur le marché du carburant en France conduit à de longues files d'attentes dans les stations-service. Parmi les professions particulièrement impactés par ce problème figurent les chauffeurs de taxi. Ces derniers ont demandé officiellement au ministère des Transports d'être dans la liste des professions prioritaires à la pompe.

Johannes Ussel, secrétaire de la Fédération nationale du taxi, invité de RMC ce mardi matin, confirme que la situation est particulièrement inquiétante dans les grandes villes, et a précisé quels arguments ils avancent au gouvernement.

"On a eu une réunion de crise avec le ministère des Transports, pour demander à être prioritaires pour le ravitaillement en carburants. On aimerait des stations dédiées pour éviter les heurts avec d’autres usagers. Le gouvernement n’est pas capable de nous proposer aujourd’hui une solution concrète, donc soit on aura des stations dédiées aux professions prioritaires comme les professionnels de santé par exemple, soit on pourra griller la file dans les stations. Mais ça, ça risque de poser des problèmes de conflits, de tensions", estime-t-il.

Johannes Ussel rappelle que sur 60.000 taxis en France, 40.000 font des transports sanitaires avec des besoins "vitaux". "Il y a des personnes sous dialyse qui ont besoin de soins tous les deux jours. Egalement beaucoup de personnes qu’on emmène à des soins de chimiothérapie, de radiothérapie. Des soins qui ne peuvent pas être décalés. Sans nos services, ils ne peuvent pas s’y rendre et ce n’est pas concevable", juge-t-il.

La profession attend maintenant une réponse du ministère pour savoir quelle solution va être apportée à son problème.

J.A.