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Carlos Ghosn: "Je suis un citoyen français comme les autres mais pas au-dessous des autres"

L'ancien patron de Renault est revenu point par point sur les accusations dont il fait l'objet au Japon, mais aussi en France lors d'une conférence de presse ce mercredi à Beyrouth.

L'ancien patron de Renault, dont la nationalité française est l'une de ses trois nationalités, a d'abord quelque peu ironisé sur le soutien qu'il a reçu des autorités françaises depuis son arrestation: "Au travers de ce que j'ai été, vous vous seriez senti comment? Défendu? Lâché? Neutre? Je ne sais pas. Je suis un citoyen français comme les autres mais pas au-dessous des autres".

Pour dire finalement qu'il n'attend pas grand-chose de la France: "Je ne demande rien au gouvernement français. Puisque le gouvernement français a dit 'présomption d'innocence', je le crois".

Durant sa longue intervention en solitaire Carlos Ghosn est également revenu sur plusieurs soirées organisées au Château de Versailles, une enquête préliminaire est ouverte en France, il n'y a pourtant rien de suspect dit Carlos Ghosn: "J'ai dit que je prenais leur traiteur, je paie tout. Ils m'ont dit qu'ils m'offraient la salle, j'ai considéré que c'était un geste commercial. Si j'avais pensé qu'il y avait un problème, je ne l'aurais pas fait".

"Je n'ai rien à me reprocher"

L'ancien PDG répondra à toute éventuelle sollicitation: "Il est évident qu'à partir du moment où la justice française demande à me parler, je me présenterai à la justice française, je n'ai rien à me reprocher".

Enfin Carlos Ghosn affirme qu'il défendra ses droits auprès de Renault et de Nissan. Deux entreprises desquelles il n'a pas démissionné, il a donc des droits à la retraite, et s'il le faut, il les défendra en justice, dit-il.

L'ancien patron de Renault est convoqué ce jeudi par le parquet libanais après une demande d'arrestation d'Interpol et une requête déposée par des avocats concernant une visite en Israël de l'ancien PDG de Renault-Nissan.

Thomas Chupin (avec P.B.)