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Cette Bretonne a fait la queue une heure pour un plein d'essence en vain

Près de 400 stations essences sont en pénuries totales ou partielles. Malgré l'attente pour arriver à acheter du carburant, certains automobilistes continuent de soutenir les "gilets jaunes".

La Bretagne est touchée par une pénurie d’essence. Depuis plusieurs jours, plusieurs dépôts pétroliers sont la cible de blocages. Si à l’origine, ce sont des indépendants des travaux publics qui protestent la fin de l’avantage fiscale sur le gazole non-routier. Depuis, ils ont été rejoints par des gilets jaunes. Dans les environs de Brest, il est devenu très difficile pour les automobilistes de trouver du carburant

À Plougastel, Maeva a dû faire la queue pendant près d’une heure. Cependant, elle dit continuer à soutenir le mouvement des "gilets jaunes" malgré tout. "J’ai eu beaucoup de chance, mais je comprends le mouvement. De toute façon, il est temps de faire quelque chose", estime-t-elle. Pour Agathe, la mobilisation des "gilets jaunes" est légitime, mais elle, ne comprend pas le blocage des dépôts pétroliers.

"Je soutiens la cause dans le sens où je pense qu’on est surtaxé, mais je ne voie pas l’intérêt de bloquer les dépôts de carburants dans le sens où ça pénalise tout le monde", explique-t-elle. 

165 stations en rupture totale

Les chefs d’entreprise du BTP qui sont à l’origine de ces blocages n’ont, eux, pas l’intention de bouger pour l’instant. "Je vais rester jusqu’à ce que le gouvernement ait compris qu’on a un problème. Je dis souvent que cette mesure-là va nous faire crever, je pense qu’elle va vraiment nous faire crever", explique Bruno Cor. 

Selon le site, monessence.fr, 165 stations sont en rupture totale de carburant et 248 sont en rupture partielle. En plus de la Bretagne, le sud-est et l’Auvergne-Rhône-Alpes sont également touchés. 

Bourdin Direct (Avec G.D)