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Faut-il interdire la publicité pour les SUV?

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Les associations écologistes estiment que l'interdiction de la publicité pour les véhicules les plus polluants et notamment les SUV pourrait avoir un impact sur les ventes.

Les constructeurs automobiles français se sont engagés mardi à dépenser 50% de leur budget publicité dans la promotion des véhicules propres, les véhicules électriques et hybrides. Les constructeurs sont même allés plus loin en promettant 60% de leur budget en 2022 et 70% en 2023. Cette annonce a été faite lors d'une conférence de presse de la ministre de la transition écologique Barbara Pompili, à quelques jours du passage de la loi Climat devant l'Assemblée nationale, le 29 mars.

La publicité fait partie des sujets majeurs du texte, mais aucune interdiction n'est prévue dans la loi contre la publicité des produits polluants, comme le demandaient les membres de la Convention Citoyenne. La convention voulait purement interdire la publicité pour les véhicules thermiques et notamment pour les SUV.

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"C’est une déception mais c’est mieux que rien"

"C’est très bien que les constructeurs prennent un engagement qui n’est pas du domaine de la loi mais beaucoup plus vaste", s’est félicité sur RMC Damien Adam député LREM de Seine-Maritime: "Les constructeurs, qu’ils soient français ou européens ou du monde entier, sont maintenant pleinement en transition vers les modèles électriques, ce que l’on va sentir monter en puissance lors des 10 prochaines années", a-t-il poursuivi.

Mais cette annonce est loin d’être suffisante juge Olivier Blond, directeur de l’association "Respire" qui voudrait que les constructeurs en fassent plus:

"Je regrette que les constructeurs ne se soient pas engagés à renoncer aux publicités pour les véhicules les plus lourds et les plus polluants, ceux qui posent vraiment problème et représentent finalement une part modeste du marché. C’est une déception mais c’est mieux que rien".

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Romain Poisot (avec Guillaume Dussourt)