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Intempéries: de nombreuses victimes piégées par "une vague"

A Mandelieu-la-Napoule, 7 personnes ont été piégées dans des parkings souterrains.

A Mandelieu-la-Napoule, 7 personnes ont été piégées dans des parkings souterrains. - Boris Horvat - AFP

Parmi les victimes des intempéries, au moins 17 morts et plusieurs disparus, des habitants de la région cannoise ont été pris au piège dans des parkings souterrains. Dans une maison de retraite des Alpes-Maritime, trois résidents ont aussi perdu la vie.

L’eau est montée rapidement et a surpris les habitants des Alpes-Maritimes. Selon la préfecture, au moins 17 personnes ont perdu la vie, plusieurs restent portées disparus. La commune de Mandelieu-la-Napoule près de Cannes affiche un très lourd bilan. Au moins sept personnes sont mortes dans le même quartier.

Les victimes vivaient dans plusieurs résidences et ont été piégées dans les parkings souterrains. Les habitants ont voulu sauver leurs voitures qui y étaient garées, mais la montée des eaux les a surpris. A Mandelieu, une sexagénaire avait réussi à sortir sa voiture avec son mari, mais cette dernière est retournée aider une amie qui tentait de faire la même chose. Les corps des deux femmes ont été retrouvés sans vie.

Depuis les Alpes-Maritimes, François Hollande a déploré la mort de ces victimes, piégées dans les parkings. "Il faut prendre des mesures préventives, dire à la population que lorsqu’il se passe des événements de cette intensité, il faut rester chez soi, ne pas prendre son véhicule. Il faut penser d’abord à sauver sa propre vie", a déclaré le président de la République.

Des résidents d'une maison de retraite morts noyés

A Biot, trois résidents d’une maison de retraite ont aussi été prises au piège par "une vague". Michel Fédériconi, le médecin coordinateur de la maison de retraite raconte sur RMC que "la vague est arrivée avec une force incroyable. Elle rentrait par les bouches d’aération, c’est allé à une telle vitesse, à une telle rapidité". Il explique que sur place, ce sont "ceux qui ont voulu bouger" qui se sont noyés.

Dans la maison de retraite, seules deux aides-soignantes étaient présentes. "Elles ont fait ce qu’elles ont pu, elles étaient bloquées dehors". Les deux femmes ont alors "cassé un carreau pour re-rentrer et pour reprendre les gens un par un. C’est une scène d’horreur", soupire le médecin. Elles ont réussi à évacuer une partie du rez-de-chaussée, où 20 résidents se trouvaient. C’est à cet étage que trois personnes ont péri noyées. Dans l’établissement, l’eau est montée sur plus d’un mètre de hauteur.

C. B avec Lionel Dian