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L'UFC-Que Choisir accuse Renault de malfaçons sur ses moteurs

L'association de consommateurs a mis en demeure le constructeur automobile et lui demande de rembourser les clients qui auraient déjà procédé à des réparations.

L'association de consommateurs UFC-Que Choisir "alerte" sur des malfaçons de certains moteurs fabriqués par le constructeur automobile Renault. Des moteurs susceptibles de provoquer des pannes sur au moins 400.000 véhicules en France. Moteurs portant la marque du groupe Renault ou celles de Dacia, Mercedes et Nissan. 

L'association de consommateurs estime que les coûts peuvent représenter jusqu'à presque 10.000 euros par véhicule et accuse Renault d'un "silence assourdissant" malgré la diffusion, selon elle, d'une note interne en 2018 chez les concessionnaires et garagistes de Renault. C’est l'attitude du groupe automobile qui pose problème, car, pour certains, il cherche à cacher le problème de réglage d'origine de ses moteurs. 

En 2013, Olivier achète une Dacia, neuve. Rapidement, les premières complications, avec le véhicule et le service client.

"Le verdict qui tombe auprès de la concession : le moteur serait à remplacer. On a engagé toutes les actions possibles et imaginables auprès du service client Renault qui est resté ferme du début à la fin avec une prise en charge refusée automatique", explique-t-il. 

Le groupe mis en demeure

Alors Olivier se renseigne, créé un collectif sur internet, et découvre qu'il n'est pas seul. "On a commencé à monter un petit réseau qui nous a permis de collecter des informations très pertinentes qui pointaient toutes les mêmes défauts de conception", raconte l’automobiliste. 

Parmi ces informations, une note interne et une circulaire, dès 2015. Renault savait qu'il y avait un problème. L'UFC-Que Choisir se saisit du problème, son président, Alain Bazot.

"Il y a un manque de considération des clients Renault qui est insupportable. On a décidé de les mettre en demeure en leur demandant de rembourser ceux qui avaient dû déjà faire des réparations", précise-t-il. 

Le groupe Renault a répondu, affirmant qu'il répondra à la mise en demeure de manière précise et circonstanciée.

Rémi Ink avec Guillaume Descours