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La ville de Nice délivre le permis pour l'extension de l'aéroport malgré les opinions défavorables de la population

Ce projet d'agrandissement comporte notamment la construction d'un nouveau hall d'enregistrement et d'un zone de tri de bagage.

L’extension de l’aéroport de Nice dont le permis de construire vient d’être délivré par le préfet des Alpes-Maritimes suscite la polémique. Il s’agit de la construction d’un nouveau hall d’enregistrement, d’une zone de tri de bagage et de salles d’embarquement sur 25.000 m2 à proximité immédiate d’une zone classée Natura 2000. 

Pour les promoteurs du projet, il s’agit d’une opportunité pour le développement économique et l’emploi dans la région avec l’agrandissement d’un aéroport qui est devenu le troisième de France après Orly et Roissy. Pour les opposants, cet agrandissement va induire une augmentation inacceptable de plus de 50% du trafic aérien d’ici 10 ans.

Airy Chrétien est le co-fondateur du Collectif citoyen 06 qui s’oppose au projet d’agrandissement de l’aéroport de Nice. 

"Ce projet va entraîner indéniablement des nuisances sonores supplémentaires, plus de mouvement avion, plus de pollution alors qu’on a déjà 500 décès prématurés à Nice chaque année, la saturation des axes et du littoral. Donc on n'est pas dans le vent de l’histoire et on ne tient pas compte de l’avis de la population puisque 75% d’oppositions ont été exprimées dans une enquête publique. On n’en tient pas compte et on signe l’arrêté et le permis de construire", explique-t-il. 

Un Notre-Dame-des-Landes bis ? 

Autre motif d’opposition, la proximité immédiate d’une zone Natura 2000 comme le dénonce Thierry Bitouzé, membre lui aussi du Collectif citoyen 06.

"On a l’aéroport juste derrière, et à moins de 100 mètres, on a des zones humides et surtout une zone Natura 2000. Donc ça veut dire que les travaux, et l’aéroport et toute son activité supplémentaire vont impacter directement les oiseaux migrateurs. Et une fois qu’ils seront partis, on fera quoi ? Ici, c’est exactement comme à Notre-Dame-des-Landes", affirme-t-il.

Une pétition pour demander un référendum sur le projet a recueilli près de 13.000 signatures en cinq jours.

Lionel Dian avec Guillaume Descours