RMC

Le maire d'Eragny caillassé après avoir voulu stopper un rodéo urbain: "C'est inacceptable"

Thibault Humbert, le maire LR d'Eragny dans le Val d'Oise était l'invité de Bourdin Direct ce mardi. Samedi soir, l'édile a été caillassé et insulté après avoir tenté d'arrêter un rodéo urbain.

"Inacceptable". Samedi soir, Thierry Humbert, le maire d'Eragny rentre à son domicile en voiture. Il croise alors "deux individus sur une motocross non casqués". "Comme je suis en lutte depuis plusieurs mois contre ces rodéos motos qui polluent la vie de mes administrés, je m'arrête à leur niveau, leur demande d'arrêter d'embêter le monde et ces deux individus partent en trombe", explique-t-il à Jean-Jacques Bourdin.

Le maire décide de les suivre. C'est à ce moment-là qu'une "quinzaine de très jeunes individus, entre 12 et 15 ans, commencent à m'insulter et à me lancer des projectiles". Thibault Humbert n'a pas été blessé mais sa voiture a été endommagée par les jets de pierre.

"Je me balade dans tous les quartiers. Pour moi, il ne doit pas y avoir de zone de non-droit. J'ai été effaré. J'ai déjà été la cible d'insultes de temps en temps mais rarement une telle violence et franchement je me battrai. Je me dis que si le maire ne peut pas circuler tranquillement dans sa ville mes pauvres administrés, que va-t-il leur arriver?", s'est-il interrogé sur RMC.

"La police a très peu de moyens pour lutter contre les rodéos"

Le maire a aussi rappelé sa lutte contre les rodéos urbains, cette pratique qui consiste à rouler sur la roue arrière d'une moto ou d'un quad: "Depuis le printemps, je reçois des dizaines et des dizaines de plaintes contre les rodéos sauvages. Je pense qu'il faut légiférer. Il y a une circulaire ministérielle qui interdit à la police de prendre en chasse ces motards imprudents. La police a très peu de moyens pour lutter contre les rodéos, hormis la verbalisation à distance", a-t-il déploré.

Cet été, de nombreux maires de banlieue parisienne avaient fait part de leur inquiétude vis-à-vis de ce phénomène. Le sénateur maire de Massy Vincent Delahaye avait fait part de son intention de déposer une proposition de loi à la rentrée.

P.B.