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Mouvement de colère des autocars: "On a peur pour le tourisme, peur pour l’avenir"

Plus de 300 autocars seront dans les rues de Paris mardi, pour protester contre l’interdiction du diesel et la hausse du stationnement.

Le message est limpide: "Non à la suppression de l'autocar en 2020". Un mouvement de colère à l'appel d'une intersyndicale menée par la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV) est lancé ce mardi par les chauffeurs d'autocars.

Les organisations contestent l'interdiction des véhicules diesel dans la capitale à partir de 2020, ainsi que la hausse des tarifs de stationnement pour certains autocars à compter du 1er janvier 2017. Le rassemblement est prévu à 8h30 Place de la Nation. Les autocars emprunteront à 9h30 le périphérique parisien pour se rendre Place de l’École Militaire, dans le 7e arrondissement.

Les syndicats de transport de voyageur demandent à être reçus par la maire de Paris Anne Hidalgo. Ils n'excluent pas, en cas de refus, de reconduire leur mouvement dès mercredi.

"Les gens vont plutôt venir en voiture"

Selon Richard, chauffeur d'autocar à Paris, l'augmentation du tarif du stationnement dans la capitale à compter du 1er janvier 2017 est désastreuse. "Aujourd’hui ça coûte 110 euros l’après-midi ou la matinée. A partir du moins de janvier ça va coûter 165 euros. Et ça va se répercuter sur les facturations aux clients, c’est sûr. Ils vont se poser des questions et plutôt venir en voiture". Cela fait 21 ans que Richard travaille au volant de son autocar. Pour lui, son métier est menacé: "La situation se dégrade, on a peur pour le tourisme, peur pour le futur".

Second sujet d'inquiétude pour les entreprises de transport: l'interdiction pour les véhicules diesel de circuler dans la capitale dès 2020. Ingrid Maréschal, déléguée générale de la Fédération nationale des transports de voyageur. "On demande à la mairie de Paris un calendrier réaliste de suppression des autocars les plus anciens à l’horizon 2025 pour laisser aux entreprises le temps de s’adapter et éviter de disparaître".

Benoit Ballet (avec AM)