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Paris: le trafic interrompu toute la journée à la gare de l'Est à cause d'un incendie volontaire

La SNCF annonce que le trafic ferroviaire de la gare de l’Est, à Paris, est totalement interrompu à la suite d'un incendie volontaire. La compagnie annonce que le trafic restera arrêté "toute la journée" du 24 janvier.

Le trafic ferroviaire de la gare de l'Est ne reprendra pas ce mardi 24 janvier. Après l'incendie volontaire de câbles électriques d'un poste d'aiguillage en Seine-et-Marne, la SNCF annonce que la circulation des trains restera interrompue "toute la journée", après avoir initialement espéré un retour à la normale aux alentours de 10h du matin.

"C'est un acte de vandalisme inadmissible", a dénoncé Anne-Marie Palmier, directrice Zone de production Ile-de-France de SNCF Réseau lors d'un point de presse tenu en milieu de matinée dans le hall de la gare de l'Est, indiquant que "48 câbles, situés dans des caniveaux qui ont été ouverts, ont été brûlés".

"Les câbles permettent de donner des informations aux postes d'aiguillage, donc la sécurité n'est plus assurée", a ajouté Anne-Marie Palmier, précisant que la SNCF avait d'ores et déjà déposé une plainte.

A Vaires-sur-Marne (Seine-et-Marne), "vers 3h du matin, une cage contenant les câblages électriques des panneaux de circulation de la SNCF a été ouverte et le feu mis dedans. Un agent SNCF a appelé la police vers 4h30", a de son côté précisé à l'AFP une source policière.

"Une dizaine d'agents de SNCF Réseau sont à l'oeuvre pour réparer au plus vite", a précisé une porte-parole, qui n'a pas donné de détails sur le nombre de trains devant circuler mardi.

La pagaille pour les voyageurs

Quelques TGV ont pu être déviés vers la Gare du Nord, toute proche de la gare de l'Est, où transitent chaque année quelque 41 millions de voyageurs selon des chiffres datant de 2019.

"Nous avons mis en place une information voyageurs sur l'ensemble de nos sites, des gilets rouges ont été déployés. Les voyageurs qui avaient une réservation ont été informés", a précisé Christophe Fanichet, PDG de SNCF Voyageurs.

Sur place, dans le hall de la gare, les usagers des différents trains attendaient dans le calme des informations supplémentaires quant à la situation. Marie, une voyageuse qui devait prendre un train en direction de Strasbourg à 10h, a vu sa réservation annulée.

"Là je fais la queue pour voir si j'ai un moyen de pouvoir rentrer chez moi aujourd'hui", a-t-elle raconté au micro de RMC. "Je suis très fatiguée et j'aimerais bien trouver une solution. J'ai fait la navette entre la gare du Nord et la gare de l'Est trois fois, donc là j'espère enfin avoir la solution adéquate", a déploré la jeune femme.

Ayman Bouzidi, avocat d'affaires de 28 ans, devait prendre un train pour "retourner au Luxembourg" où il vit et travaille "après être venu voir (ses) parents en France. Je vais attendre encore une trentaine de minutes, j'espère avoir un train en Gare du Nord pour rentrer au Luxembourg", indique-t-il à l'AFP.

De son côté, Bouchra Ayguel, contrôleuse et cheffe de bord sur TER, souligne: "On n'a pas toutes les informations donc c'est difficile, mais on essaye d'être présent. On essaie de faire au mieux pour dire aux gens de reporter leurs voyages, et nous leur disons qu'ils peuvent se faire rembourser".

Le ministre des Transports, Clément Beaune, a pour sa part dit "regretter l'impact pour beaucoup de gens qui prennent les transports ce matin", au micro de FranceInfo.

"Malheureusement on a régulièrement des actes de malveillance sur les câbles, sur les voies pour prendre un peu de matériel qui a un peu de valeur, il faut donc que ces actes soient évidemment sévèrement sanctionnés parce qu'on voit les impacts qu'ils ont sur la vie quotidienne", a-t-il ajouté.

Alexis Lalemant avec AFP