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Plus écolo et impressionnant: le futur du transport de charges lourdes se fera-t-il en ballon dirigeable?

Le ballon dirigeable va-t-il connaître sa résurrection? Une entreprise française prévoit de construire le plus grand ballon du monde destiné à transporter des matériaux lourds de façon plus écologique.

Le ballon dirigeable est une invention française, un aéronef léger, un grand ballon à gaz qui est navigué à l'aide d’hélices entraînées par un moteur. Les premiers essais ont démarré en 1784, mais le premier dirigeable entièrement fonctionnel a été construit en 1884, il était rempli d’hydrogène. Depuis l’hydrogène a été remplacé par un gaz plus léger, l'hélium.

Aujourd'hui un ballon dirigeable peut voler et stationner dans les airs sans dépenser d'énergie pendant plusieurs jours et consomme moins de carburant en 2 semaines qu'un Boeing 747 juste qui se rend sur une piste de décollage.

Et ça la société Flying Whales, jeune entreprise française qui construit des dirigeables l’a bien compris. Elle vient d'annoncer qu'elle allait s'implanter à Laruscade, au nord de Bordeaux pour produire des dirigeables rigides spécialisés dans le transport de charges lourdes, puisqu'ils pourront transporter jusqu’à 60 tonnes.

Pas de rail, pas d'aéroport donc de très faibles émissions de CO2

C'est un projet de taille pour la région Nouvelle-Aquitaine puisqu'il va générer de 200 à 300 emplois qualifiés. Et c'est une très bonne nouvelle aussi pour l'environnement puisque ce dirigeable va consommer 50 fois moins d'énergie qu'un avion ou un hélicoptère avec le même tonnage transporté, tout ça avec une très faible empreinte carbone. Pas de rail, pas d'aéroport donc de très faibles émissions de CO2.

La première de ces baleines volantes sera destinée à l’Office national des forêts qui est aussi actionnaire du projet. Pour le débardage de bois, le transport après coupe des arbres, dans les zones forestières difficiles d’accès...

Il va falloir patienter jusqu'en 2024, date à laquelle devrait avoir lieu le premier vol

Ceci va éviter le débardage motorisé souvent responsable de la dégradation des sols ou même la destruction des chemins forestiers très utiles aux pompiers en cas d'incendie, un fléau qui touche nos forêts chaque été.

On pourra s'en servir aussi pour transporter des pylônes électriques ou des pâles d'éoliennes. Ce qui pourra être très impressionnant puisque la machine va charger et décharger en vol stationnaire au dessus d'un port ou d'une forêt par une porte ventrale, donc il n'y aura aucune empreinte au sol. 

Par contre, il va falloir patienter jusqu'en 2024, date à laquelle devrait avoir lieu le premier vol. La construction de l'usine elle, démarre l'année prochaine à Laruscade.

Céline Da Costa (avec J.A.)