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Pourquoi il ne faut pas avoir peur du nouveau contrôle technique

Sur RMC, le délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes, Pierre Chasseray, veut rassurer les conducteurs sur le nouveau contrôle technique renforcé qui s'applique dès ce dimanche 20 mai.

A partir de ce dimanche, le contrôle technique se durcit. Le 20 mai est en effet la date butoir imposée par l'Union européenne pour mettre en place ce dispositif renforcé. Les points de contrôle passent de 123 à 134 mais plus encore, c'est le nombre de défaillances nécessitant une contre-visite qui augmente de 453 à 668. Les contrôleurs doivent également être plus qualifiés.

"Un message qui fait peur, mais…"

Un contrôle technique renforcé qui inquiète les automobilistes, notamment à cause de l'apparition de défauts "critiques", qui vont nécessiter une réparation dans la journée. Mais pour Pierre Chasseray, délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes, il "faut raison garder" et se féliciter, plutôt, de cette sévérité.

"Ce qui fait peur aux Français c'est ce message, qui a été mal expliqué en terme de com', autour des défaillances critiques, cette obligation soi-disant de faire réparer son véhicule dans la journée. Mais il faut raison garder, et regarder quels sont les points de défaillances critiques: pneus totalement lisses et entaillés, absence de plaquettes de freins, absence de freins…! Donc ces défaillances critiques sont au contraire positives, parce qu'elles vont permettre à certaines personnes qui roulaient avec des poubelles ambulantes de ne plus pouvoir circuler".

"Hausse de tarif de 10 à 15%"

Pierre Chasseray juge "positif" ce nouveau contrôle technique, et ce n'est pas parce que plus de points seront contrôlés qu'il y aura au final plus d'automobilistes recalés. "Ce n'est pas pour autant qu'on va avoir forcément plus de recalés à la contre-visite. Le taux restera le même, autour de 20%. Le seul point qu'on peut regretter, c'est que cela va prendre plus de temps au contrôleur, et forcément cela va se ressentir par une augmentation de 10 à 15% du tarif. Ça fait mal mais il faut l'entendre, parce que c'est la conséquence d'une directive européenne qui vise à harmoniser tous les contrôles techniques".

P. G. avec Romain Poisot