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Remboursement de certains abonnés SNCF: "C'est mieux que rien mais..."

La SNCF a fait un geste pour certains de ses usagers. Une chose positive mais insuffisante selon certains usagers qui sont en colère après la compagnie ferroviaire.

Un geste fort. La SNCF a décidé vendredi de rembourser certains usagers de Transiliens et de TER, une première au niveau national. La direction de la compagnie a présenté les conditions de remboursement pour les trains qui ne circulent pas durant les jours de grève.

Pour les Transiliens (Île-de-France), sur les lignes où moins d'un train sur trois a circulé, la SNCF prévoit un remboursement intégral de la journée en question et les abonnés remboursés au prorata du nombre de jours de grève.

Pour les voyageurs occasionnels de TER, deux dispositifs sont en place. D'abord tous les billets sont utilisables pendant dix jours, ce qui permet de les réutiliser même après leur date de non-validité. Puis, tous les billets non-utilisés après cette période de 10 jours "sont remboursables sans frais jusqu'à 61 jours après leur date de validité".

"C'est la première fois que la SNCF consent à dédommager sur l’ensemble de la France"

Pour les 275 000 abonnés TER, ils bénéficieront d'un tarif à moitié prix pour le mois de juin. Bruno Gazeaux, le président de la FNAUT (Fédération nationale des usagers de transports) aurait souhaité un remboursement des abonnements TER à plus de 60% du prix de l'abonnement, mais estime ette compensation est tout de même un "geste fort".

"On demandait 60%, on obtient 50%. Dans les régions les plus défavorisées on attendait un peu plus. Mais disons que c’est mieux que rien. C'est la première fois que la SNCF consent à dédommager sur l’ensemble de la France tous ses clients donc pour nous c’est déjà une première victoire", saluant également le fait que la SNCF remet quelques billets 'petits prix' en vente. 

"Si je pouvais, je me passerai bien de la SNCF"

Certains usagers sont moins enthousiastes, et estiment que ce n'est pas suffisant pour compenser toutes les choses qu'ils ont dû mettre en place pour ne pas subir les effets de la grève. 

"Vu les aller-retours que j'ai dû faire en voiture, les pleines d'essence que j'ai dû mettre, ce n'est pas suffisant du tout, nous explique Ludivine. Je travaille dans le médico-social, et j'ai des horaires de soirée donc je ne pouvais pas vraiment faire de covoiturage pour rentrer. A la limite, il aurait fallu faire ce geste pour le mois d'avril, mai et juin. Si je pouvais je me passerai bien de la SNCF, qui m'apporte beaucoup d'inquiétude et de stress, plus que de solutions ça s'est certain."

Pour la suite de ce mouvement, la FNAUT reste vigilante malgré les bonnes nouvelles de la SNCF. "Pour le reste on continuera à se battre pour que les dédommagements soient prévus systématiquement dans les conventions, et au niveau qu’il convient", prévient Bruno Gazeaux.

Jean-Baptiste Bourgeon (avec J.A.)