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Retards et annulations d'avions: une année noire pour les voyageurs en France

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RMC vous dévoile ce jeudi matin en exclusivité le bilan aérien 2018 de Flightright, association d'usagers des transports aériens.

562 millions d'euros. C'est le montant record des indemnités auxquelles devraient avoir droit les passagers victimes de problèmes cette année selon les estimations de FlightRight, que RMC vous dévoile en exclusivité ce matin. C'est 10 millions d'euros de plus que le montant des demandes d'indemnisations l'an dernier. Retards, annulations de vol: les voyageurs français ont dû faire preuve de patience cette année.

L'étude cible d'abord nos compagnies aériennes. Concernant les retards, elles ne s'en sortent pas trop mal cette année. Air Corsica et Transavia sont dans le top 5 des plus ponctuelles parmi les compagnies les plus fréquentées en Europe.

Côté annulations c'est autre chose. Les filiales low cost d'Air France, HOP! et Joon, font partie des pires compagnies, avec 3,5% de vols annulés en moyenne.

Bilan en demi-teinte aussi pour nos aéroports

Sur le podium des pires aéroports européens, retards et annulations confondus, c'est Lyon-St Exupéry et Marseille Provence qui décrochent la palme, juste derrière Cologne. Des perturbations qui sont en partie liés aux grèves des contrôleurs aériens entre mars et juin dernier dans ces deux aéroports français.

Pas de retard à prévoir si vous voyagez dans l'Ouest, les aéroports de Caen et Brest sont les plus ponctuels de France. Celui de Carcassonne en revanche est bon dernier. 

Si on regarde les annulations, c'est à l'Est que ça pose problème et notamment à Metz et Clermont-Ferrand. Les bons élèves sont, eux, en Guadeloupe et en Corse.

Difficile de se faire indemniser aujourd'hui

Beaucoup de compagnies ne jouent pas le jeu et les voyageurs ne parviennent pas à toucher leurs indemnités qui peuvent aller jusqu'à 600 euros par personne.

Surtout s'ils ont voyagé sur Easyjet et Ryanair. Ces low cost refusent catégoriquement de payer toute indemnité. Elles auraient économisé tellement d'argent qu'elles peuvent se permettre de payer des procédures judiciaires. Et ça se termine souvent devant les tribunaux.

Heureusement on a aussi de meilleurs élèves, comme Air France et Transavia, qui dédommagent leurs voyageurs dans les délais légaux.

Anaïs Bouitcha