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CES Las Vegas: les innovations les plus improbables du salon de la tech

Le CES de Las Vegas se poursuit. Et ce qui fait le charme de ce gigantesque salon de la tech, ce sont les innovations un peu folles et même parfois complètement improbables qu’on y trouve.

Au CES de Las Vegas, pas toujours facile de distinguer l’innovation géniale qui va s’installer dans nos vies, du gadget qu’on aura oublié dans six mois...

La Displace: une télé... sans fil

Prenons les télés par exemple: cette année, le modèle le plus surprenant, le plus bizarre, peut-être aussi le plus innovant, c’est la Displace. Elle se présente comme la première télé au monde sans aucun fil, même pas de câble d’alimentation. Elle fonctionne avec des batteries qui lui permettent de tenir un mois à raison de 6 heures d’utilisation par jour.

Le contenu audio et vidéo est streamé sans fil depuis un petit boîtier, plus esthétique au milieu du salon, et on évite les fils qui traînent partout. D’ailleurs cette télé, on peut la coller n’importe où. Elle est équipée d’un système de ventouses, on peut la coller sur un mur, sur une vitre, la déplacer n’importe où dans la maison.

Cette télé, elle est aussi modulable. On peut en combiner plusieurs, comme des Lego, pour avoir un écran géant. Dernier point, elle n’a pas de télécommande mais des capteurs visuels qui permettent de la gérer par des mouvements de la main: il suffit de pointer la main vers la télé et de balayer pour changer de programme. Beaucoup d’innovations, peut-être un peu trop… Est-ce que ce sera la prochaine révolution dans nos salons ou un nouvel objet pour le cimetière de la tech ?

Télé rotative chez Samsung

Autre modèle assez étonnant, signé Samsung, avec une télé… rotative, qui passe de l’horizontal au vertical. Une sorte de smartphone géant si vous voulez, qui trônerait au milieu de votre salon. A quoi ça sert d’avoir une télé à la verticale? Cette télé est destinée aux millenials, aux jeunes générations, biberonnées aux smartphones et habitués à consommer des contenus, vidéos Tiktok ou photos Instagram, à la verticale. Le narcissisme numérique taille XXL !

Beaucoup d’innovations aussi dans le domaine de la cosmétique et de la beauté

La tendance cette année : les imprimantes cosmétiques. Peut-être bientôt dans votre salle de bain: une machine à tatouages éphémères qui s’appelle Prinker. C’est une petite imprimante reliée à une application sur votre smartphone. Vous choisissez un motif existant, ou vous pouvez créer votre propre dessin. Vous posez l’imprimante sur votre bras par exemple, et elle va venir imprimer le motif avec de l’encre.

Evidemment, c'est éphémère, tout part après une douche. Cela peut permettre d’utiliser le tatouage comme un accessoire de mode, qu’on peut changer tous les jours en fonction de ses envies, ou alors de tester un tatouage, de voir ce que donne un certain dessin à un endroit précis, avant de passer à l’encre réelle.

Autre imprimante, mais à sourcils cette fois! Elle est présentée par L’Oréal: un petit appareil relié à une appli sur smartphone. On prend un selfie, on choisit le type de sourcils qu’on veut et grâce à plusieurs centaines de minuscules buses, on va venir déposer une ligne de sourcils parfaite, en fonction de la forme de son visage ou de l’effet souhaité.

Le masque magique qui permet d'annuler les sons qui sortent de la bouche

Autre innovation surprenante: un masque qui permet de parler à voix haute, sans que personne ne nous entende. On connaissait les casques qui annulent les bruits environnants. C’est un peu la technologie inverse: un masque qui –lorsqu’on est au téléphone ou en visio- va étouffer les sons qui sortent de notre bouche pour les rendre inaudibles aux personnes qui sont autour de nous. Mon interlocuteur m’entend parfaitement, mais personne d’autre.

Imaginez un masque, un peu comme ceux contre le Covid, mais en encore plus encombrant. C’est une startup toulousaine, Skyted, qui présente ça. Ils nous disent que ce sera notamment pratique pour travailler dans les transports, et pour le monde de l’entreprise, éviter l’espionnage industriel par exemple. Mais on a du mal à croire qu’on ait envie de trimballer un objet aussi encombrant pour cet usage unique.

Anthony Morel (édité par J.A.)