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Ligue 1: "Sur une journée, la vidéo doit être utilisée deux ou trois fois, pas plus" conseille Joël Quiniou

Après avoir été testée pendant la Coupe du monde en Russie, l’assistance vidéo débarque en Ligue 1. Pour Joël Quiniou, consultant RMC Sport et ancien arbitre international, l'arrivée de la vidéo dans le championnat est une bonne nouvelle, mais elle devra être utilisée avec parcimonie.

C’est la grande nouveauté de cette saison de Ligue 1. L’assistance vidéo sera utilisée pour la première fois dans le championnat français ce vendredi soir, lors du match d’ouverture de la première journée entre l’OM et Toulouse. Elle sera ensuite employée pour l’ensemble des rencontres de la saison.

"Il y a aura moins de pression sur le corps arbitral"

Joël Quiniou, consultant RMC Sport et ancien arbitre international, est ravi de cette innovation.

"Ça va amener plus de sérénité aux arbitres, il y aura moins de pression sur le corps arbitral, peut-être plus de confiance", prédit-il. "Lors de cette Coupe du monde on a vu que les grosse erreurs d’arbitrage pouvaient être corrigées, qu’il y avait beaucoup moins de simulations parce que les joueurs se sentaient épiés par la vidéo."

"Il ne faut pas que ça dénature le jeu"

Cependant, il redoute une utilisation trop fréquente de la VAR, qui aurait un impact négatif sur le spectacle et sur les arbitres eux-mêmes.

"Il ne faut pas que ça vienne casser le rythme du match, dénaturer le jeu. Un recours trop systématique à la vidéo casserait l’émotion et déresponsabiliserait les arbitres, ce n’est pas ça qu’on cherche."
"La vidéo doit être utilisée, lors d’une journée de championnat, peut-être sur deux ou trois incidents de jeu sur les dix rencontres", recommande-t-il. "Mais si on doit utiliser la vidéo deux à trois fois par match je trouve que ce serait trop excessif, et là ça mettrait un doute sur l’utilisation réelle de la vidéo."
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