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"Tant qu’il y aura une demande des Français, il faudra continuer à développer le réseau": les ambitions de l’ARCEP, l’autorité numérique

Un smartphone connecté en 5G.

Un smartphone connecté en 5G. - 01net.com

Le déploiement prochain de la 5G pourrait permettre de soulager le réseau de 4G, asphyxié en milieu urbain par la densité numérique.

Alors que la 5G s'apprête à faire son arrivée en France, certaines zones du territoire restent mal couvertes par le réseau téléphonique. Mais la situation pourrait changer, comme l'explique sur RMC Sébastien Soriano, le président de l'ARCEP, l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse, qui ne veut pas s'arrêter en si bon chemin.

"Je ne parle plus jamais du taux de couverture de la population comme je n’aime pas entendre parler du terme 'zone blanche'. Pendant longtemps, les zones blanches elles ont été définies à Paris par l’Etat et les opérateurs qui avaient décidé qu’ils allaient couvrir ce qu’ils appelaient ainsi (…) Mais ces zones blanches ne correspondaient pas aux besoins des gens", a-t-il dénoncé ce samedi sur RMC.

La 5G au secours de la 4G en ville

"Maintenant, ce n’est plus Paris qui décide mais les élus locaux s’ils veulent un pylône ici ou là (…) Et les opérateurs se sont engagés à déployer entre 600 et 800 pylônes chacun", ajoute Sébastien Sorriano.

Mais l'ARCEP n'entend pas s'arrêter là en terme de couverture: "Dire qu’en 2021 ou 2025, il n’y aura plus de zones blanches, moi personnellement, ce n’est pas ma présentation des choses. Tant qu’il y aura du mécontentement, tant qu’il y aura une demande des Français, il faudra continuer à développer le réseau", promet son directeur.

Si certaines zones manquent de réseau, d'autres voit celui-ci se saturer en raison de la densité numérique: "Dans l’urbain, la 4G commence à craquer avec les nombreux usages, la 5G va permette d’apporter une bouffé d’oxygène au réseau actuel", fait savoir Sébastien Sorriano qui assure que l'ARCEP a demandé aux opérateurs de ne pas oublier les zones rurales.

Guillaume Dussourt