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"Une vraie connerie": l'ancienne ministre Nathalie Loiseau rattrapée par sa présence sur une liste d'extrême droite

La tête de liste LREM (Renaissance) aux élections européennes, a participé, le temps d'une élection étudiante à la liste UED - Union des étudiants des droites de Sciences-Po, apparentée à l'extrême droite à Sciences Po Paris en 1984.

Elle sera la tête de liste de La République en Marche pour les élections européennes. Mais pendant sa jeunesse, Nathalie Loiseau a figuré sur une liste d’extrême droite, comme le révélait lundi Médiapart. 

Nathalie Loiseau a en effet participé, le temps d'une élection étudiante, à une liste (UED - Union des étudiants des droites de Sciences-Pô) apparentée à l'extrême droite à Sciences Pô Paris en 1984. À l’époque des faits Nathalie Loiseau s’appelle Nathalie Ducoulombier de son nom de jeune fille.

Lors de cette élection étudiante, Nathalie Loiseau figure sur la liste de l'union des droites de Sciences Pô, un syndicat proche du GUD, un groupe d'extrême droite, dont sont issus plusieurs proches de Marine Le Pen. Le nom de Nathalie Loiseau apparaît alors aux côtés notamment de Christophe Bay, haut fonctionnaire, ancien préfet, conseiller secret du FN pendant la dernière campagne présidentielle. 

Mardi, l'ancienne ministre a tenté d'éteindre l'incendie expliquant qu'il s'agissait d'"Une vraie connerie". 

Face à la volée de critiques immédiates de l'opposition, l'ancienne ministre des Affaires européennes, dont la liste se présente pour le scrutin européen du 26 mai à la tête du combat contre l'extrême droite, a dit "regrette(r) d'avoir été associée à ces gens-là". 

Soulignant avoir "complètement oublié cet épisode", elle a reconnu auprès de Mediapart avoir "dit oui" lorsqu'on l'avait "approchée pour participer à une liste qui voulait accentuer le pluralisme à Sciences Po, alors quasi inexistant, et qui cherchait des femmes". "Si ceux qui étaient sur la liste avaient un agenda extrémiste, je ne les ai pas fréquentés, je ne l'ai pas perçu, et si c'est le cas c'est une erreur. Si j'avais identifié des membres du GUD sur cette liste, évidemment que je n'aurais pas accepté d'y figurer", a-t-elle ajouté.

Au final, "une vraie connerie", une "erreur de jeunesse", a-t-elle estimé sur franceinfo mardi matin, en soulignant que "(son) combat en politique, cela a toujours été de combattre l'extrême droite". 

Paul Barcelonne avec AFP