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Chez ceux qui nous gouvernent, il y a une multitude d’imperfections de la parole

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Philippe Bilger, magistrat honoraire et président de l'Institut de la parole était l'invité de 100% Bachelot mercredi. Il a été plus de vingt ans, avocat général à la Cour d'Assises de Paris et  vient de publier La parole, rien qu'elle (éd. Le Cerf, 2017).

Dans son dernier ouvrage, La parole, rien qu'elle (éd. Le Cerf), Philippe Bilger pousse un coup de gueule. Pour l'ancien avocat général à la cour d'assises de Paris, le français est en danger. Il déplore l'appauvrissement de la langue française et du savoir-vivre, qu'il a défendu dans 100% Bachelot.

"Ce que je dénonce très modestement, c’est la pauvreté de la parole dans sa représentation publique, culturelle, médiatique, politique. On ne sait plus aujourd’hui parler en même temps que l'on élabore sa pensée. La plupart des personnalités qui nous représentent ont besoin d’un papier, d'apprendre par coeur. Faute de culture générale, à cause du délitement de la culture du quotidien et de la disparition des humanités.

Je parle bien de la parole, je ne me prononce pas sur tous les autres registres. Je suis frappé, chez ceux qui nous gouvernent, dans tous les sens du terme, qu’il y a une multitude d’incorrections, d’imperfections. Il me semble que le dépérissement, l’incorrection de la langue, c’est une sorte d’irrespect manifesté à l’égard d’autrui."