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Guerre en Ukraine: "On peut encore accueillir beaucoup de réfugiés" selon le préfet de l’Hérault

Dans "Apolline Matin" ce jeudi sur RMC et RMC Story, le préfet de l’Hérault Hugues Moutouh a fait le point sur l’accueil des réfugiés ukrainiens. Selon lui, les capacités d’hébergement et de soutien ne risquent pas d’être submergées.

De l’Ukraine au sud de la France. Plusieurs dizaines de personnes sont arrivées en Hérault après le déclenchement de la guerre par l’armée russe. "Pour le département de l’Hérault, hier après-midi (mercredi), on avait 185 Ukrainiens, explique le préfet Hugues Moutouh dans ‘Apolline Matin’ ce jeudi sur RMC et RMC Story. C’est une population de réfugiés un peu particulière puisqu’elle n’est composée quasiment que de femmes et d’enfants. Sur les 185 personnes, il y a 95 femmes et 61 enfants. Ça pose une certaine problématique d’accueil. Il faut scolariser les enfants, loger ces familles, leur donner un titre de séjour. On doit le faire de la façon la plus simple possible, pour ces gens qui ont fui la guerre et qui sont encore traumatisés."

Mais Hugues Moutouh n’est pas inquiet concernant les capacités d’hébergement. "Je ne pense pas que la France soit submergée par un flux d’Ukrainiens, confie le préfet de l’Hérault. La diaspora en France n’est pas très importante. On parle de 17.000 ressortissants avant le conflit. Il y avait plus de 200.000 Ukrainiens qui vivaient en Italie et 100.000 en Espagne avant le conflit. On voit bien que les Ukrainiens iront plutôt là où les réseaux familiaux d’entraide sont déjà en place. On peut encore en accueillir beaucoup. Il y a juste un petit travail à faire pour bien articuler les services d’aide et d’hébergement."

"Les citoyens sont enthousiastes"

Dans l’Hérault, comme dans d’autres régions françaises, la population se mobilise pour soutenir les Ukrainiens qui fuient les zones de combat et ceux qui restent sur place. "Il y a toute une solidarité. J’en profite pour remercier les collectivités de mon département et les citoyens qui se mobilisent. Ils sont enthousiastes, je dois même freiner, indique Hugues Moutouh. Il ne faut pas encombrer les routes avec des camions de denrées alimentaires, de vêtements. Ce ne sont pas ce genre de dons matériels dont ont besoin les Ukrainiens là-bas. Ils ont davantage besoin de dons de premiers secours, des produits d’hygiène et de santé, des pansements, des solutions antiseptiques, des blouses chirurgicales… Les denrées alimentaires, très franchement, ce n’est pas la priorité des priorités. Il y a une liste qui est mise à jour quotidiennement par la Protection civile. Si vous avez envie de faire quelque chose, rapprochez-vous de votre maire."

LP