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Dessins à la mode, nombre de personnes concernées, insolites: tout ce qu'il faut savoir sur le tatouage en France en 2021

Le tatouage est toujours prisé en France et continue de faire des adeptes alors qu'on recense 5000 salons de tatouage en 2021.

Le salon du tatouage s’est achevé. Et l’encre indélébile connait toujours un succès de plus en plus important. Désormais, un Français sur 5 est tatoué soit 20% de la population. Un chiffre qui a doublé en 10 ans. D’une vingtaine de salon de tatouage dans les années 80, on est passé à plus de 5000 actuellement.

Aujourd’hui, 16% des femmes sont tatouées contre 10% des hommes. Et les tatouages sont différents selon le genre. Ainsi, les hommes privilégient les plus gros dessins sur les bras, les cuisses, la poitrine et le dos. Chez les femmes c’est l’inverse, les tatouages sont plus discrets et sur des zones plus recouvertes comme le derrière des oreilles, la nuque ou les chevilles.

Et il y a de la marge. Outre-Manche, 21% des adultes sont tatoués tandis qu’aux Etats-Unis, 33% des adultes le sont.

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Lèvre intérieure, anus, les tatouages sont partout

Pourtant certains ne se feront jamais tatouer.

C’est le cas de Périco Légasse : "Le tatouage c’est à la fois une mutilation et une pollution du corps humain. C’est indécent et je n’ai pas envie de voir ça. Je respecte, si c’est discret ça va. Mais je trouve ça ostentatoire parfois, c’est presque pour moi un vêtement religieux et ça m’agresse, c’est obscène, c’est d’une impudeur sans nom", assure-t-il ce lundi sur le plateau d'"Estelle Midi".

Question de gout ? Peut-être, mais certains tatoueurs font parfois face à des demandes particulières:

"J’ai fait un tatouage 'entrée libre' autour de l’anus d’une femme, mais l’endroit le plus insolite, c’est l’intérieur d’une lèvre", témoigne sur RMC Stéphane, un auditeur tatoueur de profession.

"Cela fait trente ans que le tatouage évolue et prend de la place dans le paysage public. Ça a commencé avec les people et les sportifs avant de se généraliser au grand public", rappelle Mikaël de Poissy, tatoueur et directeur de la publication de Tatouage Magazine.

Spécialisé dans le tatouage "vitrail", il observe aujourd'hui une demande accrue de QR code de pass sanitaire:

"Techniquement c’est pas tout à fait réalisable. Ce n’est pas compliqué mais dans le temps cela va vieillir très mal. C’est symbolique du fait que les gens veulent s’impliquer avec quelque chose sur leur peau qui est un espace libre", estime Mikaël de Poissy.

Une demande pas tout à fait nouvelle alors qu'il y a vingt ans, beaucoup venait se faire tatouer des codes-barres.

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Guillaume Dussourt