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Les centres-villes se meurent-ils? "On ne peut plus circuler ni se garer dans les villes moyennes"

Les rideaux baissés semblent légion dans les villes moyennes à grandes. Estelle Midi donne la parole aux auditeurs pour avoir leurs témoignages.

La faute au Covid-19? Aux mesures anti-voitures? A trente-quarante années de développement des zones commerciales en périphérie des grandes villes? Certains centres-villes paraissent déserts en France, notamment dans les villes petites et moyennes avec boutiques et commerces qui ferment. 

Une réalité qui s'aggrave selon une étude du cabinet Altarès qui montre les fonds de commerce sont de moins en moins repris, 10% en moins, donc des milliers de boutiques qui ne trouvent pas preneur et qui accentuent cette sensation de désertification des centre-ville. En moyenne le taux de vacance des commerces est de 13% en France. 

Des initiatives locales plus ou moins appuyées sont en route pour tenter de pallier à ça, comme à Arras, où la courbe du dynamisme semble s'inverser.

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L'avis de la bande d'Estelle Midi

Thierry Moreau (journaliste médias): "Non je pense que le phénomène est en train de s'inverser. les centre commerciaux en périphérie, ça marche un temps, mais on paye aujourd'hui une situation qui dure depuis 30-40 ans. Je pense qu'il y a des signes encourageants qui font que je pense que la situation va s'inverser."

Daniel Riolo (chroniqueur): "La réflexion du 'moins de voiture', je l'entends. Mais tu te coupes de plein de monde. Ce qu'il reste c'est une ville musée, des boutiques de luxe dans les capitales, et le côté vie populaire n'existe plus."

Fatima Benomar (militante féministe) : "C'est un vrai enjeu sur le charme et l'identité d'une ville."

Thierry (auditeur, Allier): "Ca fait des années que je ne vais plus en centre-ville. Pour stationner c'est la galère. Mais il y a de bons exemples, à Macon le samedi le parking souterrain est gratuit pour le marché du samedi."

Ghislaine (auditrice, Montélimar, 69 ans): "Impossible de se garer, je n'y vais que pour aller chez le coiffeur, et quelques vêtements. Le reste je le fais en périphérie ou sur Internet. Petit à petit les petits magasins disparaissent, les rues sont mal fréquentées donc on en a plus envie d'y aller."

Jonathan (commercial, La Rochelle): "Je suis Rochelais depuis 42 ans et je vois qu'on ne peut plus circuler, on peut plus se garer car c'est hors de prix. Pour y accéder c'est une catastrophe. Les bus tournent à vide donc on a des bouchons c'est devenu insupportable."

J.A.