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Propos d’Emmanuel Macron: "C’est un président qui craque" selon Delphine Batho

Invitée d’"Estelle Midi" ce mercredi sur RMC et RMC Story la députée écologiste Delphine Batho a estimé qu’Emmanuel Macron avait "craqué" avec ses propos sur les non-vaccinés.

Emmanuel Macron veut "emmerder" les non-vaccinés. Avec son interview publiée par Le Parisien, le président de la République a déclenché une polémique et provoqué de vives réactions dans la sphère politique. Députée écologiste des Deux-Sèvres, porte-parole du candidat à la présidentielle Yannick Jadot, Delphine Batho a déploré cette sortie médiatique dans "Estelle Midi" ce mercredi sur RMC et RMC Story.

"Je le dis avec calme, pour ne pas participer à l’hystérie ambiante et qui est recherchée, parce que cette phrase est extrêmement calculée en fait. Emmanuel Macron se plaint d’un problème qu’il crée lui-même, explique l’ancienne ministre, sous François Hollande. Sur La santé, on est sur un enjeu collectif, dans lequel on ne peut s’amuser. On ne peut pas faire joujou avec de la politique-politicienne."

"Quand on est président de la République, tout le monde est citoyen, on s’occupe de la santé de tout le monde, même des gens qu’on n’aime pas. Dans cette interview, c’est un président de la République qui craque, en fait, ajoute Delphine Batho. Il a un tel sentiment de frustration par rapport à son envie d’entrer en campagne électorale qu’il cherche un bouc-émissaire, qu’il cherche à créer une polémique. Le problème, c’est que ce présidentialisme exacerbé ne rend pas service à la lutte contre la pandémie. Pour la vaccination, il faut convaincre."

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"Une faute politique"

Selon la porte-parole de Yannick Jadot, "le mélange des genres, depuis le début, est un élément de provocation, de crispation". "C’est une faute politique de transformer le débat sur la vaccination en un débat pour ou contre Emmanuel Macron, estime Delphine Batho. Ça ne rend pas service au personnel soignant, à la lutte contre la pandémie. Le fait de déployer du personnel sur le terrain, pour aller dans les quartiers, les territoires ruraux, où il n’y a personne aujourd’hui, c’est plus efficace que ces provocations qui braquent et divisent, dans un moment où on a besoin de cohésion nationale."

LP