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Sans contact, antivol, intégré aux vêtements... Comment les cartes bleues se réinventent

ON N'ARRÊTE PAS LE PROGRES - De nos jours, il existe des cartes bleues biométriques. Elles sont dotées d'une reconnaissance d'empreinte digitale. Cette innovation s'explique par l'explosion du paiement sans contact depuis le début de la crise sanitaire. Quid de cette technologie? Comment ça marche?

Un paiement sur deux est réalisé en sans contact, contre un sur trois avant le début de la crise sanitaire. Pour beaucoup, toucher un terminal de paiement au supermarché est devenu aussi peu ragoûtant qu’une barre de métro aux heures de pointe. D’où une multiplication des innovations en tout genre.

L’un des problèmes du sans contact, c’est le plafond de 50 euros. Plus pour longtemps. Les banques commencent à proposer des cartes biométriques qui vont utiliser nos empreintes digitales pour valider le paiement équipées d’un mini lecteur d’empreintes, intégré dans une puce électronique sécurisée. Il suffit de le toucher avec son pouce pour vous authentifier et valider la transaction. Pas besoin de taper de code et surtout plus de limite de paiement.

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Et puis cette couche de sécurité supplémentaire limite les risques de piratage. Car le sans contact comporte des risques. On a des arnaques par exemple où des escrocs se baladent dans le métro avec des terminaux de paiement et se collent aux gens pour les débiter. Autre option proposée par certaines banques, pour les achats en ligne notamment, le cryptogramme dynamique. Les trois chiffres à l’arrière qui servent pour les achats en ligne, certaines banques proposent désormais des crypto dynamiques. Ces chiffres, plutôt que d’être imprimés sur la carte, apparaissent sur un mini écran, comme celui des liseuses électroniques.

Si le numéro de votre carte change régulièrement, il va être très difficile pour un cybercriminel de la copier et de l’utiliser. De quoi sécuriser une bonne fois pour toute les achats en ligne, qui représentent moins d’1% du volume de transactions, mais les deux tiers des fraudes. Permet aussi aux banques de facturer des services supplémentaires.

Autre option pour éviter les fraudes: un antivol pour carte bleue

Un étui intelligent, mis au point par une startup française, Protec.card. On glisse sa carte à l’intérieur et on la connecte à son smartphone. A partir de ce moment-là, si la carte s’éloigne de moi, je l’oublie sur la table au bar ou bien, on la vole dans ma poche, je reçois immédiatement une alerte. Et depuis une application, je peux géolocaliser ma carte et faire immédiatement opposition.

Mais demain, la carte bancaire pourrait carrément disparaître. On pourrait payer avec une bague ou même avec ses vêtements.

On peut déjà payer avec son smartphone évidemment. Mais moins de 10% des Français l’ont déjà testé. Mais on pourrait aussi payer avec des accessoires. Une bague par exemple, qui incorpore la technologie sans contact NFC, comme beaucoup de cartes bleues.

En fait, on peut intégrer ces puces NFC dans plein d’objets: bracelets, montres, porte-clés. Ce qu’on appelle des “wearables”, autrement dit de l’”électronique prêt à porter”.

Il existe aussi des cartes de paiement directement intégrées dans vos vêtements. Un couturier australien s’est allié avec le géant de la carte bancaire Visa pour créer la première carte de crédit directement intégrée dans une veste de costume pour homme. La technologie est simple, c’est une puce NFC, la même dont on se sert dans les cartes de paiement sans contact, mais directement intégrée au bout de la manche.

Très classe pour payer au restaurant lors d’un premier rendez-vous. Pas besoin de sortir son portefeuille, on va juste passer la manche de la veste au-dessus du terminal de paiement et la transaction est réalisée.

Anthony Morel