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"Nous ne sommes pas en dictature en France": Florence Portelli s'oppose aux convois de la liberté

Invitée de la nouvelle Matinale Week-end de RMC, la porte-parole de Valérie Pécresse, Florence Portelli, s'est opposée au "désordre et à la prise en otage de la population" provoqués par les convois de la liberté, qui arrivent sur Paris, ce samedi.

"Je ne peux pas soutenir ce qui relève du désordre et de la prise en otage de la population." La conseillère régionale d'Île de France et porte-parole de la candidate LR à la présidentielle, Florence Portelli, a vivement attaqué les convois de la liberté, ce matin dans la Matinale Week-End de RMC.

La maire de Taverny estime que ces blocages sont un "enfer" pour les banlieusards qui "triment" et pointe les "revendications très disparates" des manifestants : "On va bloquer qui ? Le samedi, il y a des gens qui travaillent. Il y a des gens qui partent en vacances qui sont crevés, abîmés par la crise Covid, il y a des gosses abîmés par cette crise. Des ados en dépression. Ils ont le droit de partir en vacances, de partir travailler: on n'a pas le droit de prendre en otage les Français."

"Il y a un côté indécent de dire qu'on est muselés en France"

Face à la demande de démocratie participative, la conseillère régionale d'Île de France estime qu'il y a déjà des possibilités de participer à la vie démocratique: "Dans ma commune quand j'invite les gens à s'exprimer dans des ateliers participatifs, j'ai des gens qui viennent, nombreux même certaines fois, et on se retrouve quand même à avoir sur les réseaux sociaux des messages qui disent: 'nous découvrons que, mais comment ça se fait, les politiques tous pourris, vous ne nous consultez pas. Il y a des endroits où on peut être consulté, on peut s'investir dans la vie associative, dans la vie politique, dans la vie locale. On peut exprimer des choses par les élections. On n'est pas dans une dictature. Il y a un côté indécent de dire qu'on est muselés en France."

"Les Daltons de l'Elysée"

Revenant par la suite sur la rencontre entre sa candidate et l'ancien Président Nicolas Sarkozy, Florence Portelli a assuré que cette entrevue "s'était très bien passée et que c'était très chaleureux" et tacle "la petite musique qu'essaye de jouer les 'Daltons de l'Élysée': Solère, Darmanin, Lecornu,... (...) des gens qui trahissent en 2017 et qui organisent les trahisons à chaque élection. Ça ne fait pas une politique."

Valérie Pécresse "est la plus dangereuse pour" le camp du président de la République qui fait par d'un "cynisme assumé", pour Florence Portelli qui réagissait à des propos d'un conseiller d'Emmanuel Macron qui avouait la stratégie "orchestrée" des désistements de LR vers LREM : "ils ne font ça qu'avec Valérie Pécresse". "Vous croyez que c'est comme ça qu'on va lutter contre l'abstention ? En faisant croire que la politique c'est comme l'économie ou la consommation, que c'est une question d'offre et de demande ? Comme disait Philippe Séguin, la solidité des convictions ne résiste pas aux appétits et aux intérêts ? On se passe d'eux et des gens qui n'ont pas beaucoup de solidité de conviction et de colonne vertébrale."

Maxime Martinez