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C'est gênant, à aucun moment on ne met la culpabilité sur les preneurs d’otages!

Une polémique est née après la mort deux soldats français des forces spéciales, tués lors de l'opération de sauvetage de deux touristes français soupçonnés de s'être baladés dans une zone à risques.

Les touristes français ont-ils pris des risques démesurés ? C'est la question que de nombreuses personnes se posent après la libération de quatre otages au Burkina-Faso vendredi. Deux soldats d'élite français ont été tués durant cette opération de sauvetage.

Certaines voix s'élèvent pour dénoncer la prise de risque des touristes français qui se baladaient dans un parc national au nord du Bénin. Mais l'heure n'est pas aux polémiques a rappelé lundi la ministre des Armées, Florence Parly.

La controverse a débuté quand le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a mis en exergue les "risques majeurs" pris par ces deux Français, qui ont été capturés le 1er mai puis retenus par un groupe jihadiste.

"Ils ont vu des personnes mourir pour venir les sauver… Et ils rentrent dans un pays où on te dit que c’était à toi de mourir au lieu des militaires..."

Les Grandes Gueules sont revenues sur cette polémique qui dérange fortement le cheminot Anasse Kazib qui ne comprend pas la haine qui se déchaîne envers les deux deux touriste.

"Ca me gêne car j’ai l’impression qu’à aucun moment on ne met la culpabilité sur les preneurs d’otages ! Ce ne sont pas des alpinistes qui sont partis tous seuls grimper sans prévenir personne. Je me mets à la place de ces touristes qui ont été capturés qui ont vu des personnes mourir pour venir les sauver… Et en plus de ça tu rentres dans un pays dans lequel on est en train de t’expliquer que c’était à toi de mourir au lieu des militaires. Je pense que ce qu’ils ont vécu suffit !"

En revanche, le cheminot estime qu'il faudrait arrêter d'accueillir en fanfare le retour des otages devant les caméras estimant que ça manque de décence. 

"Il faut arrêter avec ces accueils solennels, de systématiquement donner du crédit aux preneurs d’otages qui se servent de ça."
James Abbott