RMC

Campagne de vaccination: "Le gouvernement agit avec beaucoup d’arrogance et de prétention", dénonce Yannick Jadot

Invité de RMC, l'eurodéputé écologiste a également regretté que la France soit la seule grande puissance mondiale à ne pas avoir son propre vaccin prêt.

L'eurodéputé d’Europe-Ecologie-Les-Verts Yannick Jadot a dénoncé ce lundi dans les Grandes Gueules le "fiasco" de la stratégie vaccinale française. 

“On était habitué à perdre un certain nombre de batailles, la bataille des masques, la bataille des tests. Là, grâce à l'Europe, on a tous autant de vaccin en fonction de sa population et on voit un retard coupable parce que la covid, c’est 2000 morts par semaine et que chaque jour perdu ce sont des morts en plus”, indique-t-il dans le Grand Oral des Grandes Gueules. 

Selon lui, les principaux responsables de cet échec sont le gouvernement et le président de la République en personne, Emmanuel Macron. 

“Le gouvernement, et le président de la République, ont agi avec beaucoup d’arrogance, beaucoup de prétention. On ne s’est pas entraîné comme les autres pays, on n’a pas installé toutes les structures pour pouvoir vacciner. On a renvoyé à la Haute Autorité de Santé la responsabilité de définir en 45 les modalités de vaccination dans les Ehpad, donc on a apporté de l’amateurisme au sommet de l’Etat avec de la bureaucratie et de la technocratie”, estime-t-il. 

Une vaccination à reculons?

Il dénonce également l’attitude de la France vis-à-vis du vaccin contre le Covid-19. 

“Selon la presse allemande, la France a soutenu très largement Sanofi, dans les précommandes faites au niveau européen, d’ailleurs les Allemands nous le reprochent aujourd’hui, alors qu’il n’est pas prêt. On est le seul grand pays qui n’a pas de vaccin. Les Allemands l’ont, les Britanniques aussi, on a les vaccins low cost des Russes et des Chinois, mais la France n’a pas son vaccin”, décrypte-t-il. 

Selon le député, le gouvernement n’a pas fait preuve de conviction lors de la mise en place de la campagne de vaccination. “On est allé vers cette vaccination à reculons. Il n’y a pas eu l’envie de créer un enthousiasme autour de la vaccination alors qu’on sait que des millions d’emplois dépendent de la vaccination. 

Il assure par ailleurs s’être lui-même opposé aux membres de son parti qui ne veulent pas être vaccinées, réclamant toutefois "plus de transparence".

>> RETROUVEZ LE GRAND ORAL EN VIDEO 

Guillaume Descours