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Cédric Herrou condamné: Phillipot juge la sanction "pas très sévère"

Cédric Herrou a été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour avoir aidé près de 200 migrants à traverser la frontière italienne. Invité à réagir sur le sujet dans les Grandes Gueules, Florian Philippot a regretté le manque de sévérité de la peine.

Cédric Herrou, ce militant qui vient en aide aux migrants qui traversent la frontière italienne par la vallée de Roya, a écopé ce mardi d’une peine de quatre mois avec sursis par la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Florian Philippot, vice-président du Front national, invité des Grandes Gueules, a réagi ce mardi, estimant que la sanction n'était pas assez dure. 

Il regrette d’abord le manque de sévérité de la peine. "Il faut tout simplement appliquer la loi car il a violé la loi. On ne parle pas d’une personne qui aurait, à un moment, aidé un migrant en situation difficile, on parle de quelqu’un qui a organisé et participer à une filière quasiment industrielle. Fin juillet, il a été arrêté en gare de Cannes avec 156 migrants. 4 mois avec sursis, ce n’est pas très ferme, pas très sévère. S’il récidive, logiquement, il finira en prison."

"C'est du faux humanisme"

Pour Florian Philippot, Cédric Herrou fait courir des risques à ces mêmes personnes qu’il prétend aider. "C’est du faux humanisme. On ne se rend pas compte des conséquences que de pareils actes entraînent. C’est-à-dire qu’on fait venir des pauvres gens, des pauvres familles, au risque de leur vie mais qu’est-ce qu’on va leur offrir, comment va se dérouler la cohabitation, qui se passe souvent très mal, avec les populations? Il faut y réfléchir avant de faire ça."

Les GG (avec Tom Masson)