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"Créer le club libertin Les Chandelles m'a permis de me reconstruire", raconte Valérie Hervo, victime d'inceste dans son enfance

La reine du libertinage parisien raconte comment elle a été traumatisée dans son enfance et pourquoi son club a été sa façon de remonter la pente.

Son livre, c’est le témoignage d’une enfance traumatisée et d’une reconstruction. Valérie Hervo, fondatrice du club libertins Les Chandelles à Paris, invité du Grand Oral des Grandes Gueules, raconte dans son livre “Les dessous des chandelles”, comment elle a été victime de viol et d’inceste durant son enfance. 

C’est son grand-père qui a abusé d’elle en 1973, la réduisant “à un statut d’objet”, “me volant mon corps”, assure-t-elle. “J’étais l’objet à faire plaisir au grand-père et à se taire parce que mes parents n’ont pas voulu entendre. On m’a volé mon corps, ma capacité à avoir du plaisir avec et puis la capacité à pouvoir bouleverser les codes c’est-à-dire que tout de suite j’ai su que la place centrale était à la femme”, explique-t-elle. 

"Retrouver le désir"

Pour se retrouver, elle a créé le club Les Chandelles avec plusieurs volontés. “Celle de retrouver mon corps, et sentir le désir. C’est pour ça que dans mon club, c’est la musique du désir qui est importante. Dans cet univers, j’ai découvert que la sexualité, c’est beau et c’est ludique. Pour moi, c’est comme une récréation. J’ai eu la chance de créer cet endroit et de me réparer”, insiste-t-elle. 

Elle se dit également très touchée par les différentes affaires de soupçons et d’accusations d’inceste qui éclatent en ce moment. “Violer un enfant, un inceste, c’est tuer un enfant. C’est lui voler son enfance, son adolescence et pour ma part ça a été voler une bonne partie de ma vie de jeune femme. Donc oui, ça me touche. C’est important que ce soit sanctionné et qu’il y ait une responsabilisation des complices qui savent et qui ne le disent pas”, assure-t-elle. 

La rédaction de RMC