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"Des brebis galeuses qui déshonorent la police": Florian Philippot condamne les violences policières

Après une nouvelle journée de mobilisation marquée par des violences samedi, Florian Philippot pointe du doigt les violences policières et les ordres que donneraient le ministère de l'Intérieur pour "exciter" des "masses pacifiques".

Près de 50.000 personnes ont manifesté samedi à travers la France, un succès comptable pour les "gilets jaunes" après une série de mobilisations en demi-teinte.

Mais des incidents, parfois violents, qui ont éclaté à Paris, Bordeaux ou Toulouse ont quelque peu éclipsé le message d'un mouvement qui ciblait initialement le prix des carburants avant de porter des revendications plus larges comme le référendum d'initiative citoyenne (RIC). A Paris, l'entrée du ministère du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a été défoncée par un engin de chantier et à Rennes, un petit groupe de "gilets jaunes" a cassé une porte d'accès à la mairie. 

Des vidéos montrant un commandant de police frapper un homme de plusieurs coups de poing a également fait le tour des réseaux sociaux et suscité l'indignation chez de nombreux "gilets jaunes".

"Le ministère de l’Intérieur donne des ordres irresponsables"

Le fondateur du mouvement "Les patriotes" et ancien vice-président du Front national Florian Philippot était l'invité des Grandes Gueules ce lundi et a tenu à dénoncer toutes les violences y compris celles commises par les forces de l'ordre, alors que la majorité reproche à l'opposition de ne pas assez condamner les débordements de samedi.

"Evidemment que j’appelle au calme. je condamne toutes les violences, y compris ces brebis galeuses qui déshonorent la police nationale et la gendarmerie. Je suis content qu’on ait daigné ouvrir une enquête à Toulon sur cet homme présenté comme formidable, qui a reçu la Légion d’honneur il y a cinq jours."

Le député européen pointe du doigt un responsable de tout cela: le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Florian Philippot accuse, sans apporter de preuves toutefois, le gouvernement d’attiser sciemment les violences.

"Je ne veux plus de tirs de flash balls dans la tête. Je ne veux plus que des masses pacifiques se prennent des lacrymos à longueur d’heure pour les exciter. Ce sont les ordres irresponsables du ministère de l’Intérieur qui sont donnés. (Le gouvernement) met de l’huile sur le feu toute la journée avec leurs propos irresponsables et haineux. (...) C’est de la basse politique ça a toujours existé."
J.A. avec les GG