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Elisa Pilarski mordue 4 mois avant sa mort, ADN des chiens toujours pas analysé… ce que l'on sait des nouveaux éléments de l'enquête

Les prélèvements ADN et salivaires des chiens impliqués dans l’affaire de la femme enceinte mordue à mort dans une forêt de l’Aisne le 16 novembre dernier, Élisa Pilarski, n’ont toujours pas été envoyés au laboratoire. D’autre part, selon une information de BFMTV, avant le drame, la victime aurait déjà été mordue par l’un de ses chiens.

Les circonstances de la mort d’Elisa Pilarski restent une énigme. Peu avant le drame, jeune femme enceinte se promenait avec son chien Curtis dans une forêt de l’Aisne alors qu’au même endroit, une chasse à courre se déroulait avec une soixantaine de chiens.

Trois mois après la mort de cette future maman mordue par des chiens, l’enquête piétine toujours. Selon une information de FranceInfo, les prélèvements ADN et salivaires des chiens impliqués demeurent sans résultat. Ils n’ont toujours pas été envoyés au laboratoire chargé de les analyser.

"Les analyses ADN c’est cher,encore plus lorsqu’il s’agit d’identification animale"

Une information, qu’a confirmé dans les "Grandes Gueules", Me Alexandre Novion, avocat de Christophe Ellul, le compagnon d’Elisa Pilarski.

"C’est typique dans les affaires criminelles quand on a ce type de configuration de faire des prélèvements. Donc des prélèvements ont été réalisés sur 67 chiens. Ils étaient destinés à être ensuite transmis à des laboratoires pour des analyses ADN. Trois mois et demi après, nous apprenons qu’en réalité les prélèvements n’auraient pas quitté les scellées et que les expertises ne seraient pas en cours", explique-t-il.

La raison évoquée pour expliquer ce retard: le montant du devis de plus 100.000 euros. "Trop cher" pour la justice, qui a demandé qu’un nouveau devis soit réalisé par un laboratoire concurrent.

"Ce sont des tractations que la juge d’instruction, à juste titre, doit mettre en œuvre auprès des laboratoires. Ce qu’il faut dire c’est que les analyses ADN c’est cher et c’est peut-être encore plus cher lorsqu’il s’agit d’identification animale et là il y en a 67 à faire", précise l’avocat, invité des "Grandes Gueules".

Curtis n’a "jamais mordu avant" le drame

Une enquête qui risque d’être encore longue puisque selon une information de nos confrères de BFMTV, avant son décès, Elisa Pilarski aurait déjà été blessée par l’un des cinq chiens du couple. C’est un collègue du compagnon de la jeune femme qui aurait révélé cet élément aux policiers.

En juillet 2019, soit quatre mois avant le drame, Christophe Ellul aurait reçu sur son téléphone une photo de la main de sa compagne avec une blessure de 4 centimètres. Son collègue aurait aperçu cette photo puisque les deux hommes se trouvaient à ce moment là sur leur lieu de travail.

Christophe Ellul a quant à lui expliqué aux policiers que cette blessure n’était pas dû à un chien mais à un chat venu rôder sur la terrasse du couple. Cette explication, est jugée peu crédible par des sources proches du dossier. Pour autant, les enquêteurs ne savent toujours pas, si Curtis est à l'origine de cette morsure ou si c'est un autre des cinq chiens du couple.

A ce sujet, l’avocat du compagnon affirme dans les "Grandes Gueules" que Curtis n’a "jamais mordu avant". "C’est un chien qui n’a jamais posé problème ou n’avait eu de comportements anormaux ou agressifs", précise-t-il.

Pourtant, Curtis a bel et bien mordu après drame: "Dans les locaux de la gendarmerie, il a mordu Christophe Ellul", explique son avocat. Puis, placé dans un refuge de la Fondation Clara à Beauvais, le chien a à nouveau blessé l’une des bénévoles: "Il y a eu un épisode d’agressivité assez important", poursuit Me Novion. 

Les Grandes Gueules (avec C.P.)