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"En ce moment, je ne les aime pas tellement": comment les acteurs d'Engrenages voient la police

Les acteurs Caroline Proust et Thierry Godard, à l'affiche de la très populaire série Canal+, Engrenages, ont donné ce mardi dans Les Grandes Gueules leur point de vue sur la police dans le contexte actuel des "gilets jaunes" et des nombreuses blessures graves liées aux manifestations de ces derniers.

Agents de police à l'écran, les acteurs Caroline Proust et Thierry Godard étaient les invités du Grand oral des Grandes Gueules ce mardi sur RMC. A l'affiche de la saison 7 de la série Engrenages sur Canal +, les deux artistes jouent le rôle de Laure Berthod et "Gilou" Escoffier, deux membres de la DPJ.

Interrogés par Olivier Truchot, ils ont donné leur point de vue sur la situation actuelle très tendue avec les manifestations des gilets jaunes et les violences que l'on peut observer des deux côtés. Thierry Godard regrette les violences émanant des forces de l'ordre alors que près de 2.000 manifestants auraient été blessées plus ou moins gravement depuis le début du mouvement des "gilets jaunes", et 1.000 du côté des forces de l'ordre.

"Il y a une violence policière qui est assez inouïe"

"La police c'est une sorte de disjoncteur, mais en ce moment je ne les aime pas tellement. Parce que je trouve qu'il y a une violence policière qui est assez inouïe. Après ça ne concerne pas la DPJ, la police judiciaire, la police criminelle... Je pense que derrière il doit y avoir quelqu'un qui tienne un peu tout ça, et là en ce moment on a personne."

Caroline Berthod, qui assure "soutenir" les gilets jaunes, acquiesce et renchérit en prenant exemple sur la police italienne.

"Je rappelle qu'en Italie les policiers ont posé leur casque pour dire: 'On arrête de taper sur les manifestants'"

"C'est complexe. Ils obéissent à leur hiérarchie, quand elle vous donne des ordres... Alors quand vous êtes un héros dans Engrenages vous n'obéissez pas forcément, c'est peut-être pour ça que les policiers aiment (dans la série) car les personnages font des choses qu'ils ne se permettent pas de faire. Mais bon je rappelle qu'en Italie les policiers ont posé leur casque pour dire: 'On arrête de taper sur les manifestants'. C'est inadmissible que des gens aient perdu leurs mains, leurs yeux. Des traumatismes pour toute la vie."
James Abbott