RMC

Ensauvagement: "Je ne suis pas arbitre de Scrabble" confie Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, sur RMC

Les "Grandes Gueules", du vendredi 4 septembre 2020, présentées par Alain Marschall et Olivier Truchot, sur RMC.

Le poids des mots... et le choc des ministres. Depuis plusieurs jours, un mot revient sans cesse dans l'actualité - et surtout dans les interviews des ministres du gouvernement Castex: "ensauvagement". En coulisses, un accrochage entre Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, et Eric Dupond-Moretti, Garde des Sceaux. 

La passe d'arme entre les deux poids lourds du gouvernement semble n'en plus finir en cette rentrée: Gérald Darmanin campe sur ses positions et a réitéré le mot "ensauvagement", après l'appel du Premier ministre Jean Castex à "fermer le ban".

Réponse de l'ancien ténor du barreau: "L'ensauvagement, c'est un mot qui (...) développe le sentiment d'insécurité", a-t-il estimé. Or "pire que l'insécurité, il y a le sentiment d'insécurité" qui est "de l'ordre du fantasme" et est nourri par "les difficultés économiques" et "certains médias".

Invité des "Grandes Gueules" de RMC, ce vendredi, Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement s'est ouvert sur ce sujet.

"Les querelles autour des mots, moi, je vous avoue que ça me fatigue. Et surtout, je pense que ça ne parle à personne. Je suis porte-parole du gouvernement, je ne suis pas là pour être arbitre de Scrabble pour savoir si tel ou tel mot est juste ou pas. Quand je me déplace, personne ne me parle de ce sujet de l'ensauvagement. Les gens me demandent comment régler le problème dans leur cage d'escalier, dans une rue, dans une commune... 'Comment je fais pour que ma fille ou ma petite soeur ne se sente pas en insécurité quand elle rentre le soir?': c'est ça le genre de questions qui animent les Français" a-t-il indiqué. 

Interrogé sur la progression de l'insécurité, le porte-parole a estimé qu'"il y a des chiffres qui montrent qu'elle progresse". 

Ce vendredi, le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, a adressé un message dans ce sens: la République est "toujours à protéger" car elle est "fragile et "précaire", a-t-il averti, en prononçant un éloge de ce régime politique qui ne doit, parce qu'il est "indivisible", admettre "aucune aventure séparatiste".

>> ECOUTEZ LE PODCAST DES GRANDES GUEULES <<

Xavier Allain