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Fabrice Éboué: "Je trouve qu’on ne compare pas une prise d'otages et une grève"

L'humoriste affirme ne pas vouloir se positionner sur les question politique. Cependant il s'est opposé à certaines comparaisons courantes qui fleurissent en cette période de grève.

Il le concède, pour les humoristes qui se produisent à Paris actuellement, la grève des transports et un problème. Actuellement en tournée en province, Fabrice Éboué, se dit moins touché par le phénomène, mais il a reçu des coups de fil de confrère qui voient les salles se vider depuis plusieurs jours.

Pourtant, Fabrice Éboué a du mal à se positionner sur les questions politiques. Il ne se sent pas légitime sur ces questions. "Dans ma situation, j’ai un métier privilégié, j’ai des salles pleines, je gagne bien ma vie, je n’ai pas à me positionner vis-à-vis de gens qui souffrent, qui ont des revendications sociales", explique-t-il. 

Parler de politique, un risque de récupération

Cependant, il estime que certaines comparaisons n’ont pas lieu d’être.

"On entend ces temps-ci les gens se plaindre de la grève des transport en disant ‘c’est une prise d’otages’. Je dis dans le spectacle, je trouve qu’on ne compare pas une prise en otage et une grève. Je ne pense pas que le soir de la prise d’otage au Bataclan, il y ait des gens qui ont dit ‘tiens, on dirait une grève des transports’", explique-t-il. 

De manière générale, l’humoriste estime que parler de politique quand on est un comique est assez risqué. "Quand vous parlez de politique dans une vidéo, la machine se met en marche. Les pros vous taclent et vice-versa, ceux qui sont opposés disent, il est génial ce gars-là alors que ce pouvait être le contraire la semaine d’avant », explique-t-il. 

Guillaume Descours