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"Froid et inerte", "plutôt beau": à Bordeaux, le nouveau sapin municipal fait (encore) débat

Après la polémique sur les "arbres morts" l'année passée, la mairie de Bordeaux a cette fois choisi de mettre à l'honneur un sapin recyclable et réutilisable, en acier et en verre.

Onze mètres de haut, cinq de diamètres pour 4 tonnes, ce sont les dimensions du nouveau sapin que la municipalité de Bordeaux doit installer à l’occasion des fêtes de fin d’année. Après la polémique sur les "arbres morts" en 2020, le maire EELV de la ville Pierre Hurmic a tranché. Cette année, c’est un sapin en verre et en acier recyclés et recyclables fabriqué par des artisans locaux et imaginé par l'artiste Arnaud Lapierre, qui trônera place Pey-Berland devant l'hôtel de ville.

Un projet qui se veut écologique mais qui divise encore : "Je trouve ça plutôt beau. C’est sûrement réutilisable. Cela fait travailler les artisans locaux et c’est une petite étape dans l’écologie", juge de son côté Elina Dumont ce mardi sur le plateau des "Grandes Gueules". Un enthousiasme que partage aussi Barbara Lefebvre qui note que des productions dans certaines maires sont "autrement plus laides que ça".

"C'est une écologie qui sent le sapin"

Pour Jérôme Marty en revanche, ce sapin est "froid et inerte". "Il y a une industrie du sapin quand même, des gens qui les plantent et les revendent, il ne faut pas être ridicule. L’objet est beau mais la symbolique, c’est une écologie qui sent le sapin", ose le praticien.

Et si les opposants au projet taclent un sapin beaucoup plus cher qu’un traditionnel, la mairie évoque une œuvre recyclable. "Ça coûte plus cher (qu’un sapin normal à 60.000 euros ndlr) mais c'est largement amortissable sur cinq ans", assure le maire de Bordeaux à l'AFP. "Cela coûte donc moins de 60 000 euros par année à la ville, c'est une très bonne opération économique", renchérit-il.

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G.D.