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Gilets jaunes: "Sur les Champs-Elysées, tout le monde nous voit"

Un des porte-parole du mouvement a appelé les gilets jaunes à de nouveau se rassembler sur les Champs-Elysée samedi prochain.

Après leur rencontre avec Edouard Philippe mardi soir, les porte-parole des gilets jaunes ont appelé à manifester de nouveau samedi prochain. Eric Drouet, qui est à l’origine de la première manifestation le 17 novembre dernier, a indiqué qu’à Paris le rassemblement aurait lieu, comme la semaine dernière sur les Champs-Elysées. "Le souhait de tous les gilets jaunes, c’est de continuer chaque samedi comme ça, aux Champs-Elysées", a-t-il précisé. 

La semaine dernière, en marge de la manifestation des gilets jaunes, qui n’était pas autorisée de nombreux incidents ont eu lieu. La question se pose, les gilets jaunes doivent-ils retourner sur les Champs-Elysées. Pour les Grandes Gueules, c’est une erreur de vouloir retourner sur la célèbre avenue parisienne. Pour Zora Bitan, il faut qu’ils continuent à être mobilisés, mais dans un lieu différent.

Une mobilisation moindre

"Que ce soit sur les Champs-Elysées ou que ce soit ailleurs, la mobilisation ne va pas s’arrêter. Que ce soit à Toulouse, Bordeaux ou Paris, ça ne va pas s’arrêter", explique Yves Garrec, gilet jaune à Toulouse. Il estime que la machine des gilets jaunes, même s’il y a un peu moins de mobilisation, se relance automatiquement à chaque prise de parole des membres du gouvernement.

"C’est sûr qu’il faut qu’il y ait une représentation de ce mouvement pour faire entendre nos revendications. Mais nous nous contestons la nouvelle représentation qui est autoproclamée", précise Yves Garrec. 

Mais malgré les violences qui ont eu lieu samedi dernier, plusieurs gilets jaunes considèrent les Champs-Elysées comme une vitrine pour leur revendication. "On regarde que ça. On ne regarde pas ceux qui bloquent sur un rond-point à Meudon. Sur les Champs, tout le monde nous voit, le monde entier nous voit. J’appelle tout le monde à venir sur les champs, sans casse, mais faut arrêter de nous prendre pour des pigeons", affirme Abdo, chauffeur de bus dans le Val-de-Marne. 

Samedi dernier les forces de l'ordre avaient procédé à 103 interpellations en marge de la manifestation. 

Les Grandes Gueules (Avec G.D)