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Gilles Verdez: "je n'ai dérapé que deux ou trois fois" dans TPMP

Le journaliste et chroniqueur de TPMP était l'invité des Grandes Gueules, ce mardi. Celui qui dit "parler sans filtre" et "assumer parfaitement" ses propos, a concédé qu'il y avait toutefois deux choses qu'il regrettait. Confidences.

Il assume tout. Gilles Verdez, journaliste et chroniqueur de l'émission Touche Pas à mon Poste (TPMP), auteur de Tous menteurs, tout et son contraire en politique (éd. Du Cherche-midi), était l'invité des Grandes Gueules ce mardi. Celui qui a été giflé par Baffie ("pour rire") et par Joey Starr (là, sérieusement), assume sa liberté de parole et de ton, ainsi que celle de l'émission de TPMP, malgré les critiques et les remontrances du CSA.

"J'essaie de donner mon point de vue avec conviction"

"Je suis dans l'expression maximale de mes convictions, sans filtre et en direct, explique-t-il dans les Grandes Gueules. On peut ne pas aimer, mais j'assume parfaitement ce que je dis". Il l'assure: "non, je ne regrette pas (mes propos), ni le fait de critiquer librement". "Je suis journaliste, chroniqueur, j'essaie de donner mon point de vue avec conviction, avec emportement parfois, mais c'est moi".

Il n'y a que deux choses que Gilles Verdez concède regretter. D'abord, des propos injurieux envers les italiens au soir de la finale de la Coupe du monde de football en 2006 (perdue aux tirs aux buts par la France), et "un contentieux qui est allé en justice" avec Vahid Halilodzic (ancien entraîneur du PSG notamment). "Mais au cours de toutes ces années en direct, je n'ai dérapé que deux ou trois fois, donc ça va", juge le journaliste, qui assure "ne pas chercher le buzz".

"A TPMP, on accepte d'être moqué sur notre physique"

Pas de dérapages dans Touchep pas à mon poste? Ce n'est pas vraiment l'avis de la grande gueule Karim Zéribi, qui estime au contraire que l'équipe de l'émission pouvait être humiliante et devait "faire attention" à ses propos.

"Nous sommes authentiques, répond Gilles Verdez. C'est du direct, donc qu'il y ait eu parfois des débordements dans le feu de l'action on le reconnaît bien volontiers. (Sur la polémique avec le chroniqueur Matthieu Delormeau) On sait qu'on peut parfois nous moquer sur notre physique, sur notre vie privée. Mais on accepte la moquerie. C'est de l'autodérision, c'est une force de l'émission. C'est une forme de jeu. C'est de l'amusement, mais ce n'est pas un jeu de rôle. On arrive à énoncer des propos sérieux en divertissant".

P. Gril avec les GG