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Il veut supprimer les aides pour les familles de délinquants: le maire de Valence s'explique sur RMC

Le maire de Valence, Nicolas Daragon, a décidé de supprimer les aides sociales aux familles de délinquants. Cette mesure concerne les ménages dont un membre a été condamné pour des troubles à l'ordre public ou a fait l'objet d'un rappel à l'ordre. Il s'explique dans les "Grandes Gueules" de RMC.

Le maire LR de Valence, Nicolas Daragon, a fait voter lundi soir en Conseil municipal la suppression de certaines aides de la mairie pour "les familles de délinquants" après des violences urbaines sur la commune en octobre. Cette mesure vise à "responsabiliser les familles" de "ceux qui nuisent à leur quartier et à leur voisinage", a déclaré Nicolas Daragon, confirmant une information de France Bleu.

Des violences urbaines causées par "une trentaine de jeunes" avaient éclaté à Valence notamment pendant les vacances de la Toussaint avec "des tirs de mortiers sur la police, les pompiers et des bus", a dénoncé l'édile. Sept personnes ont été interpellées après ces violences et ceux dont les familles vivent dans le parc social ont reçu des "mises en demeure", selon Nicolas Daragon. Les aides municipales concernées sont notamment le chèque culture, le chèque sport ou les aides facultatives du CCAS comme l'aide alimentaire. 

Sur RMC mercredi, le maire a précisé que ces mesures seront mises en œuvre si la famille a refusé les mesures d’accompagnement. 

“Les parents ont une responsabilité très forte. Au-delà de leur responsabilité éducative, pénale, civile, on va au contact et on propose des mesures éducatives. Et quand les familles les refusent, il y a un moment, ce n’est plus possible. On nous dit, ‘il ne faut pas expulser les familles’. Mais c’est quoi le résultat ? C’est que toute la cage d’escalier des ménages est sous la terreur de ces individus”, détaille le maire. 

100 expulsions en six ans

Il affirme qu’actuellement une soixante de famille sont concernées par cette suppression des aides. Il rappelle par ailleurs que lors de la précédente mandature, des expulsions avaient déjà eu lieu. 

“Cent familles sont parties en six ans. Soixante après des mesures judiciaires, et une quarantaine après une mise en demeure de notre part”, précise l’édile. 

Selon Nicolas Daragon, les familles qui refusent les mesures d’aides sont très souvent des familles qui ne voient pas ou ne se rendent pas compte de leur responsabilité pour les actions de leurs enfants. 

Guillaume Descours