RMC

Interdiction de la burqa: "Les policiers ne veulent pas intervenir pour ne pas déclencher des émeutes"

Ce vendredi 12 octobre, Les Grandes Gueules sont revenues sur la remise en cause du Comité des droits de l'Homme de l'ONU, de l’interdiction de la burqa en France. Pour Gilles-William Goldnadel, cet avis n’a aucune valeur d'autant plus que d'une manière générale, cette loi n’est pas réellement appliquée.

Le Comité des droits de l'Homme de l'ONU devrait épingler ce mois-ci l'interdiction en France de porter une tenue dissimulant le visage, comme la burqa ou le niqab. Selon les experts et juristes membre de ce comité, cette loi porterait atteinte à la liberté religieuse et créerait une discrimination entre les citoyens français.

"Une sorte de politique d’apaisement générale un peu lâche"

Aujourd'hui, le port du voile intégral est une infraction punie d'une simple contravention. Mais pour notre GG, Gilles-William Goldnadel, les policiers n’interviennent que très rarement à ce sujet.

"Quand on te dit qu’on n’entre pas en voie de contravention lorsqu'on constate le port de la burqa, c’est à lier à une sorte de politique d’apaisement générale un peu lâche. Quand je vois le problème des maires, lorsque vous avez des gens du voyage qui s’installent illégalement sur des aires et bien, ils ne vont pas intervenir parce que sinon ça va poser des problèmes. Il y a des tas de zones de non droit parce que la police ne veut pas y aller, elle sait qu’il va y avoir des émeutes. Ce n’est pas uniquement un problème par rapport à l’Islam, c’est un problème par rapport à la politique sécuritaire en général".
Les Grandes Gueules (avec C.P.)