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"J'avais la nausée": échange virulent entre un auditeur et Gilles-William Goldnadel sur l'accueil des migrants bloqués à la frontière greco-turque

La situation des migrants coincés entre la Grèce et la Turquie a provoqué des tensions sur le plateau des Grandes Gueules.

Depuis plusieurs jours, près de 20.000 migrants sont bloqués à la frontière entre la Turquie et la Grèce. Face à cette situation, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a demandé le soutien de l’Europe

Mercredi, des heurts ont éclaté entre migrants et gardes-frontières alors que des migrants ont tenté de passer illégalement. Pour Dominique, professeur, cette situation est d’abord due à l’hypocrisie des dirigeants européens.

"Il faut dans un premier temps qu’ils soient accueillis. Ce n’est pas à la Grèce de les accueillir toute seule. Mais aujourd’hui l’Europe est tout à fait d’accord pour repousser pour l’instant ces migrants. Quand on sait que la France est le pays des droits de l’Homme, que l’Europe a été fondée dans un esprit humaniste et sur le ‘plus jamais’ et que si pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1940, monsieur Churchill avait réagi de la même manière avec monsieur De Gaulle, il se serait passé quoi ? Il se serait passé quoi si les Anglais n’avaient pas sauvé la poche de Dunkerque en venant nous chercher avec les péniches ?", questionne cet auditeur.

Des propos qui ont provoqué la colère de l’avocat Gilles-William Goldnadel, qui lui assume ne pas vouloir accueillir ces migrants et qui avait dit plus tôt dans l’émission: "J’en ai assez des faux-semblants. Il s’agit d’une invasion et ce sont des envahisseurs". 

Des migrants économiques ?

Dominique lui a sèchement répondu, lui affirmant que ses propos lui avaient donné la nausée.

"Je vous laisse votre carte du Rassemblement national. Du fait de défendre que ces partis fascistes prennent le pouvoir en Europe, l’ensemble des partis prennent les mêmes décisions qu’eux", affirme-t-il. 

Mais pour Gilles-William Goldnadel, la majorité des migrants à la frontière ne sont pas des personnes fuyant la guerre, mais des réfugiés économiques venant du Tchad, du Congo et de l’Egypte. 

Selon les autorités grecques, plus de 10.000 entrées illégales ont été empêchées depuis vendredi dernier. La France se dit prête à envoyer une douzaine d’experts auprès des Grecs pour accélérer le déploiement de Frontex, l’agence de surveillance des frontières.

Guillaume Descours